Retour vers le Sud
Quelques
moments forts durant cette période :
1 -Un record de vitesse pour ZERO, réalisé
juste après Alesund en Norvège. 12,7 Nœuds avec 35
nœuds de vent arrière. Sous trinquette, génois
partiellement déroulé et 2 ris dans la grand voile. A
suivre
2 – Un passage proche de Bergen sous la pluie alors
que le reste de la descente de La Norvège s’est fait
sous le soleil. Normal.
3 – Toujours en Norvège : une collision avec une
île évitée de justesse. Passablement endormi par une
nuit de veille, je n’ai pas été assez vigilant. Jean
Jacques, depuis la cuisine a vu les arbres défiler de
très très près. Heureusement que les fonds tombent
vite. J’ai été abusé par un violent courant qui nous
propulsait à 8 nœuds. Nous voyant arriver, les crabes
ont eu le temps de mettre leurs casques.
4 – Quelques mouillages toujours aussi paradisiaques
en Norvège. Je pense à l’un d’entre eux, au pied
d’une montagne, on se serait cru aux Marquises
.
5 – 15 énormes crabes dormeurs achetés pour 15 euros
a un pécheur local.
6 – les crumbels préparés par Manu, Myriam et Nathan
7 – les crepes de Jean Jacques, les poissons
préparés par Nordin
.
8 – Une tempête en Hollande qui nous oblige à faire
une pause sur la route du retour. On en profite pour
entrer dans les polders. Mémorable : la
navigation à la voile dans 3 mètres d’eau et dans des
chenaux large de 100 mètres. Sortie de piste
interdite sous peine d’échouage. A 9 nœuds, à la
barre de ZERO, c’était un peu comme un slalom géant
sur une piste de ski. Zig-zag, entre les bouées.
Réglage, croisement de bateau, dépassement …
chaud devant. Ça passe ; A ce moment là,
Myriam était a la table a carte, jonglant avec
les ordinateurs, GPS, sondeurs, cartographie, elle
nous guidait au milieu des hauts fonds et à travers
les bouées. Manu et Nathan aux winchs ( héhé, ils
sont jeunes) et moi a la barre. Ils en gardent, j’en
suis sur, un souvenir intense et ému.





9 – toujours en hollande. Une halte a Harlingen .
Guidé à la VHF par le maître du port, ZERO entre dans
un canal dans le centre du centre ville. C’est malin,
impossible de faire demi tour. Le lendemain matin,
marche arrière sur plus de 900 mètres. Chaud
derrière.

10
– Toujours la tempête en Hollande. On laisse ZERO à
La Haye et on va visiter Amsterdam en train. Chaud
aussi. Mais pas pour les même raisons.

11–
Une entrée de nuit dans le port de Dunkerque. beurk.
12 – La traversée de la manche, On coupe en diagonale
, 2 fois le rail des cargos. Et comme ça soufflait
fort, on allait aussi vite que certains. Entre 9 et
11 nœuds.
13 – Nouveau record : Dunkerque- Cherbourg en 22
Heure, à plus de 8 nœuds de moyenne.
14 – Un dernier record : 11 nœuds sous spi. Un
peu l’impression de conduire un camion dans la
descente de Choulans . A fond la caisse.
Poussez vous les mouettes
15 – Une mouette, on a péché une , elle a trouvé
appétissante notre ligne de traîne.

16 – le départ de Cherbourg a 4 heures du matin. Vent
contre courant, le passage du raz Blanchard a été
fatal a l’estomac de Stéphane. C’est vrai, on a été
secoué. Avec Stephane, on a longtemps cherché une
image pour décrire les vagues. On a trouvé :
aiguisées comme des lames de couteau. Je n’avais
jamais vu l’avant du bateau entrer dans les vagues
jusqu’au mat. C’est fait.
17 – une première pour le novice que je suis :
la navigation en Manche, en se creusant la tete avec
les horaires de marées, les courants, la direction du
vent, un vrai casse tête.
18 – les descentes sous spi de Landerneau au Conquet,
mer plate, soleil.
19 – le passage du raz de sein et de la pointe du
raz, avec les mêmes vagues qu’au raz blanchard.
20 – la descente sous spi dont toute une nuit
entre Benodet et Royan.
21 – les couchés de soleil de l’atlantique
22 – l’entrée dans la gironde avec ses déferlantes
impressionnantes et inquiétantes.

23
– le passage a Mortagne sur Gironde. Pour la première
fois, on pose ZERO sur la vase. Faute de place dans
le port, de l’autre coté de l’écluse, on amarre ZERO
a un ponton qui assèche à marée basse.

24
– Les crêpes de Marc et Fanfan. Un bonheur que de les
déguster après les heures de travail.
25 – le Carénage à Port Médoc. Tout un poème. Ce
port, relativement récent est isolé de tout. Avis aux
propriétaires de bateau en mal de place de port, il
en reste à Port Médoc. Mais n’oubliez pas de tout
prévoir. Nourriture, matériel de bricolage,
équipements…. Il n’y a rien.

Un
seul Schipchandler mais peu équipé. En revanche
matériel de levage parfait et personnel pro.
Heureusement que nous avions les vélos. Pose de
l’antifouling réalisé : au grand damne de
Stéphane, ZERO a viré sa cuti. Ses dessous sont
passés du plus beau bleu ciel à un rose bonbon très
féminin !!! Et de s’apercevoir que la coque
était vraiment très sale, nous faisant perdre
probablement 1 nœuds.
Voila, sinon, dans les autres nouvelles, Pascal est
venu de Grenoble pour terminer quelques aménagements
de détails. Il est reparti avec le pouce dans la
boite a gant. Ce pouce est entré en contact avec ce
qu’on appelle sa defonceuse ( on ne rigole pas).
Juste 4 heures d’urgence ; J’ai aussi installé
un groupe électrogène, finalisé la pose du tangon,
mis ZERO en configuration chaud et soleil, débarqué
tout le matériel du froid ( ski, os de baleines, bois
de rennes, polaires, …..)
Maintenant vive les cocotiers.