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<title>ZERO</title><link>http://www.zeroalinfini.com/index.html</link><description>Nouvelles &#x21;</description><dc:language>fr</dc:language><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><dc:rights>Copyright 2009 Christophe Charpentier</dc:rights><dc:date>2010-12-15T15:02:55+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.realmacsoftware.com/" />
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<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2009 12:17:03 +0100</lastBuildDate><item><title>Cap-Vert</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-12-15T15:02:55+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil.html#unique-entry-id-19</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil.html#unique-entry-id-19</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">15 jours.&nbsp; Je serai rest&eacute; 15 jours &agrave; Palmeira , principal mouillage de SAL, ile du Cap-Vert. Et 6 ans se sont &eacute;coul&eacute;s depuis le passage de Matins Bleus en 2004. Souvenirs, souvenirs.<br />Depuis mon dernier billet la famille AZEMAR a d&rsquo;abord rejoint le bord, accompagn&eacute;e de leurs amis les Doste puis les Crozat. En leurs compagnies nous avons visit&eacute; Lanzarote, Fuenteventura, Gran Canaria, Tenerife et enfin La Gomera. La navigation entre les &icirc;les a &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t cool. Un vent raisonnable qui a &eacute;pargn&eacute; les estomacs des &eacute;quipages. D&eacute;finitivement, Tenerife est la plus belle &icirc;le. La plus grande, la plus diversifi&eacute;e. Le Teide, la plus haute montagne de l&rsquo;Espagne la domine a plus de 3800 m.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Tenerife" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Tenerife.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Tenerife1" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Tenerife1.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Tenerife2" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Tenerife2.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Tenerife3" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Tenerife3.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Tenerife4" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Tenerife4.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><img class="imageStyle" alt="Marche_de_Tenerife" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Marche_de_Tenerife.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">A la Gomera, j&rsquo;ai retrouv&eacute; Fredoya, en transit depuis le Groenland et en route pour les Antilles. J&rsquo;en ai profit&eacute; pour all&eacute;ger le bateau de qques kilos en leur livrant tout le mat&eacute;riel transport&eacute; pour eux depuis Mortagne sur Gironde&nbsp;: un groupe &eacute;lectrog&egrave;ne, des fusils de chasse, une h&eacute;lice, de l&rsquo;accastillage &hellip; J&rsquo;ai ainsi &eacute;t&eacute; content de retrouver la famille Jougla m&ecirc;me si&nbsp; Fred, le papa-capitaine-constructeur&nbsp; &eacute;tait en France pour se faire op&eacute;rer du dos. Jerome un ami de la famille avait rejoint le bord pour la travers&eacute;e vers les Antilles. A ce jour, Fred a du rejoindre son bateau et sa famille. J&rsquo;esp&egrave;re que nos routes se recroiseront bient&ocirc;t.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="La_Gomera_Colom" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/La_Gomera_Colom.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="La_Gomera" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/La_Gomera.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Puis ce fut l&rsquo;&eacute;quipage de choc pour la travers&eacute;e des canaries vers le cap vert. Avant le d&eacute;part en navigation, pour les 2 premiers jours de leur pr&eacute;sence a la Gomera&nbsp;: Jean Michel, Gilles et Andre,&nbsp; les pauvres, n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; g&acirc;t&eacute;s. Pluie, pluie, pluie, et pluie. Et d&egrave;s que l&rsquo;on montait&nbsp; dans l&rsquo;arri&egrave;re pays pour voir un peu de haut si c&rsquo;&eacute;tait mieux, c&rsquo;&eacute;tait brouillard, brouillard et brouillard.<br />Bref, juste eu la possibilit&eacute; de voir le puit ou C Colomb se ravitaillait en eau avant ses travers&eacute;es vers les antilles. Voir la belle &eacute;glise du village et nous voila partie.<br />Au passage et pendant pr&egrave;s de 60 milles, on a pu admirer le sommet enneig&eacute; du TEIDE. </span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">Rare.</span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />&nbsp;<br />La travers&eacute;e a dur&eacute;e 6 jours. Et on peu la diviser en 3 parties. Les 3 premiers jours ont &eacute;t&eacute; merveilleux. Du vent pile poile comme il le fallait. Et comme nous avions d&eacute;cid&eacute; de nous approcher de la cote africaine pour &eacute;viter de faire du pr&egrave;s, nous avons abattu&nbsp; 580 milles en 3 jours. Les 2 jours suivant ce fut la petole, calmasse. Un peu de moteur de temps en temps, l&rsquo;histoire de recharger les batteries. Et enfin, le dernier jour il a fallu accommoder avec un&nbsp; vent mollasson au possible.<br />En approche de SAL, j&rsquo;avais le souvenir d&rsquo;une entr&eacute;e pas simple, des cartes erron&eacute;es, des &eacute;paves, des bateaux au mouillage pas &eacute;clair&eacute;s. D&rsquo;autant plus que mes cartes m&ecirc;me &eacute;lectroniques n&rsquo;&eacute;taient pas a jour. J&rsquo;avais donc d&eacute;cid&eacute; de ralentir le bateau afin d&rsquo;arriver avec le jour. Au petit matin, on entre dans le port, on jette l&rsquo;ancre et on se repose.<br /></span><br /></p><p><img class="imageStyle" alt="Sal" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Sal1" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal1.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Sal2" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal2.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Sal3" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal3.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Sal4" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal4.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Sal5" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Sal5.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Un solide petit dej plus tard, on d&eacute;barque et je m&rsquo;attend a tout. J&rsquo;ai tout imagin&eacute;. Que s&rsquo;est il pass&eacute; depuis 2004&nbsp;? D&eacute;j&agrave; la jet&eacute;e a &eacute;t&eacute; agrandie, rallong&eacute;e. Il y a plus de place &agrave;&nbsp; l&rsquo;abri. Ca, c&rsquo;est bien. Ensuite, rien ne semble avoir chang&eacute; dans le village. M&ecirc;mes maisons, un peu d&eacute;labr&eacute;es, datant probablement de l&rsquo;&eacute;poque Portugaise, m&ecirc;mes rues pav&eacute;es, m&ecirc;mes arbres. M&ecirc;me nonchalance. Mais 2 grandes diff&eacute;rences pourtant. Des hordes de touristes arrivent en 4x4 pour voir le village de p&eacute;cheurs de l&rsquo;&icirc;le. Ils descendent de leur voitures, clic clac, merci kodak et filent a la boutique de souvenirs mont&eacute;e pour l&rsquo;occasion. Cela fait un peu visite de zoo, ou de r&eacute;serve.<br />Autre nouveaut&eacute;, le nombre de 4x4 dans l&rsquo;&icirc;le. Presque plus qu&rsquo;aux Antilles fran&ccedil;aises. 15 jours que je suis ici, et un&nbsp; cargo arrive et d&eacute;barque son chargement pratiquement tout les 2 jours. A chaque fois, quelques containers, et 3 ou 4 luxueux 4x4 flambants neufs.<br />Pour peu que le mouillage soit bon et agr&eacute;able, j&rsquo;aime bien rester longtemps sans naviguer. Je souffre lorsque pour des raisons de planning, je dois avancer en ne restant que qques jours voire qques heures au m&ecirc;me endroit. J&rsquo;aime rester longtemps pour m&rsquo;impr&eacute;gner de l&rsquo;atmosph&egrave;re, de l&rsquo;ambiance, et c&rsquo;est sous cette seule condition qu&rsquo;on peut &eacute;tablir un contact autre que commercial avec la population locale. Comme Zidane, John, Paul qui vivent sur un voilier. En fait ils gardent le voilier d&rsquo;europ&eacute;ens rentr&eacute;s aux pays. Ou comme Aguy, la vendeuse s&eacute;n&eacute;galaise que l&rsquo;on retrouve tout les matins sur le quai. Elle vend &agrave; la sauvette des colliers et autres babioles aux touristes. Elle nous guidera pour faire des courses, la lessive. Patricia, qui tient l&rsquo;Internet caf&eacute;. Et puis, avec le temps,&nbsp; on commence &agrave; nous reconna&icirc;tre. On ne nous propose plus un aluguer (taxi collectif) &agrave; tous les coins de rues. Les chauffeurs&nbsp; commencent &agrave; conna&icirc;tre nos habitudes. Et ils savent que nous savons comment fonctionne leur syst&egrave;me de transport en commun. Ou on le prend, ou on descend, combien &ccedil;a co&ucirc;te..<br />C&rsquo;est en discutant avec l&rsquo;un d&rsquo;eux que j&rsquo;ai appris que ces gros 4x4 ( il y a m&ecirc;me des hummers&nbsp;!!) appartiennent a qques riches cap verdiens qui profitent du tourisme . Dans l&rsquo;immobilier ou en montant un petit business de day charter en bateau ou en 4x4.&nbsp; Pour les autres, rien n&rsquo;a chang&eacute; ou presque.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Zidane" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Zidane.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Aussi, on est content lors que l&rsquo;on voit que rien n&rsquo;a chang&eacute; 6 ans apr&egrave;s. Mais les locaux, peuvent il en dire autant&nbsp;?&nbsp; Peut &ecirc;tre pr&eacute;f&eacute;rerait vivre dans des habitations plus modernes, avoir l&rsquo;eau courante, trouver un supermarch&eacute; un peu mieux approvisionn&eacute;. Pouvoir s&rsquo;acheter un moteur ou une barque neuve &hellip; Nous on est satisfait de cette situation, mais eux&nbsp;?&nbsp;<br />Nous en France on pousse de cris et on d&eacute;file dans la rue si nos salaires n&rsquo;augmentent pas. Si notre pouvoir d&rsquo;achat est fig&eacute;, bref, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de croissance. Alors, pourquoi se r&eacute;jouir de l&rsquo;immobilisme de ces pays qui ne r&ecirc;vent que d&rsquo;un peu plus de confort. Il y a de l&rsquo;hypocrisie dans l&rsquo;air ou de l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme.<br />Et pourtant, eux aussi souffre de la comparaison. Au sud de l&rsquo;&icirc;le, il s&rsquo;est cr&eacute;&eacute; un immense complexe touristique. Une ville &eacute;norme, pas trop laide mais &eacute;norme. En discutant avec un cap verdien, je lui demande,<br />&lsquo;&rsquo;C&rsquo;est bien &ccedil;a, &ccedil;a va donner du travail a beaucoup de monde ici, et en plus il a d&ucirc; falloir beaucoup de monde pour construire tout cela&rsquo;&rsquo;. Et bien, pas du tout, les cap verdiens, avec leur salaire de 450 euros par mois souffrent de la concurrence qu&rsquo;ils jugent d&eacute;loyal des s&eacute;n&eacute;galais et des maliens qui ne demandent que 180 euros par mois. Des clandestins pour la plupart.<br />Ca me rappelle quelque chose &hellip;.<br />&nbsp;<br />Mais quoi qu&rsquo;il arrive, le peuple cap verdien est un peuple attachant. Plein de gentillesse, de d&eacute;vouement, de sourires, sans agressivit&eacute;, m&ecirc;me commerciale, toujours pr&ecirc;t a rendre service. On ne peut que les aimer.&nbsp; Et compatir &agrave; leur combat quotidien pour se nourrir. Pour le moment, la mer est encore reconnaissante, elle leur donne tout le poisson dont ils ont besoin. Le tourisme assure le compl&eacute;ment.<br />&nbsp;<br />Samedi 18 D&eacute;cembre&nbsp;: c&rsquo;est le soir, Gilles, Jean Michel et Andr&eacute; sont rentr&eacute;s en France, je suis seul sur ZERO depuis 3 jours et je savoure. Je savoure ces moments d&rsquo;intenses symbioses avec lui.&nbsp; Je le bichonne, l&rsquo;inspecte, prend soin de lui. Mais, ce soir, je suis au bar des p&eacute;cheurs &agrave; siroter une Strela, la bi&egrave;re locale, avec mes nouveaux amis ( Lo&iuml;c, Dominique, Christian et tous leurs copains Cap Verdiens) il est 21 h00 , mon t&eacute;l&eacute;phone que j&rsquo;avais, je ne sais pourquoi pris,&nbsp; vibre&nbsp; dans ma poche, un SMS:<br />&lsquo;&rsquo; On est a 1 heure de Palmeira, ou &ecirc;tes vous&nbsp;?, sign&eacute; Fredoya<br />Merde, qu&rsquo;est ce qu&rsquo;il foutent la&nbsp;? Ils voulaient traverser vers les Antilles direct, ils ont des pbs techniques&nbsp;?<br />&nbsp;<br />2 heures&nbsp; apr&egrave;s, d&rsquo;un coup d&rsquo;annexe, je suis &agrave; leur bord &nbsp;et leur souhaite la bienvenue au Cap Vert. Fred est a bord. Heureux et en bonne forme malgr&eacute; son op&eacute;ration qui ne date que d&rsquo; 1 mois.<br />En fait, ils partaient pour les Canaries, mais l&rsquo;absence d&rsquo;aliz&eacute;s les a contraints &agrave; faire escale au Cap Vert. Merci l&rsquo;aliz&eacute;. Tu m&rsquo;as permis de revoir mes potes.<br />Le Dimanche c&rsquo;est la f&ecirc;te a Palmeira, tout le village est dans la rue&nbsp;: brochettes sur la place centrale, danses endiabl&eacute;s au Capricorne, le bar local.<br />Mercredi 22&nbsp;: je laisse le bateau a Christophe venu du diable vauvert ( Le Nepal) avec des amis . Il va s&rsquo;occuper de ZERO jusqu&rsquo;au 6 F&eacute;vrier. Je le retrouverai &agrave; Dakar.<br />30&deg; &agrave; Sal, -4&deg; a Bruxelles ou je fais escale. Neige, le choc est rude.<br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;</span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Bordeaux - Mad&#xe8;re - Canaries</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-10-24T12:03:30+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/oct-2010#unique-entry-id-18</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/oct-2010#unique-entry-id-18</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Y a pas a dire, avec des dessous propres, on glisse mieux.<br />Aid&eacute; de &nbsp;Stephane en mousse averti, on a refait la sous marine de ZERO. Quelques kilos de crustac&eacute;s retir&eacute;s, quelques litres d&rsquo;antifouling en plus et voila un coque propre. Douce comme une peau de b&eacute;b&eacute;.<br />Nous serons donc rest&eacute;s un peu plus de 1 mois a Mortagne sur Gironde. Marc et Fanfan nous ont accueillis royalement. Ah ces cr&ecirc;pes &hellip;.&nbsp;!!!!! &nbsp;Apres multiples essais, nous sommes revenus aux valeurs sures&nbsp;: la jambon fromage.<br />J&rsquo;en ai profit&eacute; pour rajouter un groupe &eacute;lectrog&egrave;ne qui sera bien utile en navigation dans les aliz&eacute;s et au mouillage en Afrique. Finir quelques am&eacute;nagements, r&eacute;viser le moteur (1000 heures&nbsp;!!), am&eacute;liorer la fixation du tangon. &hellip;&hellip;<br />&nbsp;</span><img class="imageStyle" alt="Mortagne_sur_gironde" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Mortagne_sur_gironde.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />On charge ZERO avec tout le toutim, y compris le mat&eacute;riel pour Fredoya que nous retrouverons aux Acores. Ils arrivent d&rsquo;Islande et du Groenland, et descendent eux aussi au chaud. Et on d&eacute;charge tout ce qui &eacute;tait n&eacute;cessaire aux pays froids&nbsp;: ski, chaussures, polaires , chaussettes .<br />&nbsp;<br />Nous sommes partis le dimanche 10 Octobre &agrave; 19h30, &agrave; l&rsquo;ouverture&nbsp; des portes de l&rsquo;&eacute;cluse. J&rsquo;avais retard&eacute; de quelques jours le d&eacute;part dans l&rsquo;attente d&rsquo;une fen&ecirc;tre m&eacute;t&eacute;o favorable. Rien ne sert de se faire branler dans le golfe de gascogne. On a un peu de marge.<br />Bingo, 48 heures pour faire Mortagne-La Corogne. Y a pas a dire, avec des dessous propres, on glisse mieux. Des belles glissades sous spi. Une belle moyenne. 7,5 n&oelig;uds sur 48 heures. 12 heures de plus, et nous sommes &agrave; Baiona. La ville du retour de C. Colomb apr&egrave;s sa d&eacute;couverte des ameriques. Puis ce sera Peniche au Portugal pour retrouver les succulentes sardines grill&eacute;es, de croiser plein de bateaux Fran&ccedil;ais en partance pour le sud, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque, et on repart pour la grande travers&eacute;e vers Mad&egrave;re. 500 miles. La m&eacute;t&eacute;o n&rsquo;annonce pas beaucoup de vent. Et nous n&lsquo;en avons pas eu beaucoup.&nbsp; Quasiment que du spi aussi&nbsp;; mais avec moins de 10 nds de l&rsquo;arri&egrave;re, ce n&rsquo;est pas la grande cavalcade. Le temps passe en p&ecirc;chant, dormant, lisant. 1 belle coryph&egrave;ne de 4kg et de 95 cm nous fera 4 repas. St&eacute;phane soucieux de son confort aux toilettes a imagin&eacute; un nouveau si&eacute;ge&nbsp;: la baille a mouillage , un seau en dessous.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="les_toilettes_de_stephane" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/les_toilettes_de_stephane.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Le rythme des quarts s&rsquo;est mis en place tout comme les estomacs. Sandra et St&eacute;phane en d&eacute;but de nuit, Gilles au milieu et moi a la fin. A ce sujet, je vous dois une anecdote.<br />St&eacute;phane est globalement inquiet la nuit. Surtout a cause des cargos. J&rsquo;ai tent&eacute; de le rassurer, nos moyens &eacute;lectroniques aidant, et vu la m&eacute;t&eacute;o, il y a peu de risques de collision. Mais tout de m&ecirc;me, il a respect&eacute; les consignes en me r&eacute;veillant en cas de doute. Et il l&rsquo;a fait a chacun de ses quarts.<br />-Philippe, excuse, mais y&rsquo;a un bateau je comprends pas bien. Tu peux venir voir<br />- J&rsquo;arrive<br />Je sors sur le pont, pas bien r&eacute;veill&eacute;, m&rsquo;approche des fili&egrave;res pour me soulager, jette un &oelig;il alentour pour constater que le fameux cargo est encore a 10 miles, ou qu&rsquo;il est d&eacute;j&agrave; pass&eacute; , bref, rien d&rsquo;inqui&eacute;tant. Mais comme je le dis &agrave; St&eacute;phane, je pr&eacute;f&egrave;re que tu me r&eacute;veilles pour rien que le contraire.<br />Et puis est arriv&eacute; la derni&egrave;re nuit de la travers&eacute;e. M&ecirc;me topo,<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">-</span><span style="font:6px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Philippe, tu peux venir voir &hellip;<br />-</span><span style="font:6px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">J&rsquo;arrive<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Je sors, vais au bastingage, pisse un coup au passage, j&rsquo;en profite au passage pour constater que l&rsquo;eau s&rsquo;est r&eacute;chauff&eacute;e&nbsp; ( ahahaha), regarde autour et vois un cargo que j&rsquo;estime a environ 1 miles derri&egrave;re nous. Pas loin donc. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs confirm&eacute; par l&rsquo;AIS. Et je vois alternativement son feu vert et son feu rouge. Pas bon signe. Ah, la, oui, va falloir faire quelque chose, sinon, il va y avoir des copeaux d&rsquo;aluminium.&nbsp; Il est pile dans l&rsquo;axe et marche&nbsp; a 15 n&oelig;uds.&nbsp; Je prend 30 degr&eacute; et constate qu&rsquo;il en prend lui aussi 20&nbsp;!!!<br />Je me demande un instant si je ne vais pas le voir mettre une chaloupe &agrave; l&rsquo;eau pour venir nous arraisonner. Des Pirates&nbsp;? Non, un pirate ne mettrait pas son AIS en route. Mais inqui&eacute;tant quand m&ecirc;me. Je reste quelques temps et vois qu&rsquo;il fini par nous d&eacute;passer.<br />Je reste encore&nbsp; et discute avec St&eacute;phane, traumatis&eacute; par cet &eacute;pisode. Il est persuad&eacute; que le bateau a sciemment modifi&eacute; sa route pour venir sur nous. MADEIRENSE 3. Le cargo FOU.<br />4 jours apr&egrave;s, il en parlait encore. Je ne sais pas ce qu&rsquo;il s&rsquo;est pass&eacute;.<br />Mad&egrave;re&nbsp;: Gilles nous a quitt&eacute;, mon fr&egrave;re nous a rejoint avec sa famille. Au programme, visite de l&rsquo;&icirc;le, balade a pied, shopping ( oups)&hellip;<br />A ce propos, Mad&egrave;re est une &icirc;le extraordinaire pour les balade a pied.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Porto_santo" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Porto_santo.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Le Nord de l&rsquo;&icirc;le est tr&egrave;s humide, le sud un peu moins. Pour acheminer l&rsquo;eau du nord au sud, les habitants ont&nbsp; construit des canaux ( l&eacute;vadas) qui sillonnent la montagne, parfois les transpercent. Un chemin longe le canal, la pente est douce, les paysages superbes. Le passage dans les tunnels parfois long de plusieurs centaines de m&egrave;tres a donn&eacute; lieu &agrave; de belles parties de rigolade. &nbsp;Nous en avons remont&eacute; 2 jusqu'aux chutes. Des balades de 3 &agrave; 4 heures a chaque fois.<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="levadas" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/levadas.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="levadas2" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/levadas2.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Levadas3" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Levadas3.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;Nous avions pris nos quartiers a Quinta Do Lorde , une marina moderne , sorte de &lsquo;&rsquo;domaines des dieux&rsquo;&rsquo; a l&rsquo;est de l&rsquo;&icirc;le, le Port de Funchal, la capitale, &nbsp;&eacute;tant quasiment toujours plein et son mouillage inconfortable.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="marche_de_funchal" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/marche_de_funchal.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;<br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Les Chatelain Junior parti, Olivier, Stephanie, Marie, Herv&eacute; et H&eacute;l&egrave;ne nous ont rejoint. Visite express de l&rsquo;&icirc;le en voiture, balade, et c&rsquo;est le d&eacute;part pour Gracioza aux Canaries.<br />Fichtre. 25 a 35 noeuds pendant 36 heures, au bon plein.&nbsp; Muscl&eacute;. Tout le monde a &eacute;t&eacute; malade, (m&ecirc;me moi), sauf Herv&eacute; qui a tr&egrave;s certainement de l&rsquo;eau de mer qui coule dans les veines. Mais gr&acirc;ce a cela aussi, la travers&eacute;e a &eacute;t&eacute; courte. Nous ne sommes rest&eacute; que 24 heures &agrave; Gracioza, juste le temps de r&eacute;cup&eacute;rer, m&ecirc;me pas le temps de visiter. Un vent violent d&rsquo;est a rendu le mouillage intenable.&nbsp; D&eacute;cidemment, cette &icirc;le se refuse a moi.&nbsp; D&eacute;j&agrave; en 2004, avec Matins Bleus, j&rsquo;avais du quitter les lieux pour les m&ecirc;mes raisons.<br />On part pour Marina Rubicon, au sud de Lanzarote. Une trentaine de miles avec 45 n&oelig;uds au pr&egrave;s&nbsp; Trinquette enroul&eacute;, 3 ris dans la GV. Ca mouille. Mais &agrave; l&rsquo;abri de l&rsquo;&icirc;le, la mer &eacute;tait maniable. Nous voici donc dans une marina moderne, probablement la derni&egrave;re avant longtemps. Douche chaude, eau a volont&eacute;, &eacute;lectricit&eacute; a gogo, magasins chics, supermarch&eacute;..&nbsp; Tout ce qu&rsquo;il faut pour les touristes anglos saxons en goguette.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Lanzarote4" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Lanzarote4.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Lanzarote3" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Lanzarote3.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><img class="imageStyle" alt="Lanzarote" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Lanzarote.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="Lanzarote2" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Lanzarote2.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Maman et ma tante nous ont rejoint pour 1 semaine. Z&eacute;ro s&rsquo;est transform&eacute; en h&ocirc;tel flottant. Et heureusement que nous n&rsquo;avons pas navigu&eacute;.&nbsp;!!!!&nbsp; Fred, Fredo, vous comprendrez pourquoi je n&rsquo;ai pas pu bouger&nbsp;: ma tante assise dans le cockpit me demande en d&eacute;signant les winchs&nbsp;:<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">-</span><span style="font:6px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Philippe , &ccedil;a sert a quoi ces bonbonnes de gaz&nbsp;?<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;<br />Mais le pire est &agrave; venir.<br />&nbsp;<br />Voila 5 jours qu&rsquo;elles vivent sur le bateau et ma tante&nbsp;:<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">-</span><span style="font:6px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Philippe, tu ne rigoles pas, mais dis moi, ou est l&rsquo;avant et ou est l&rsquo;arri&egrave;re du bateau&nbsp;!?<br /></span><span style="font:13px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&nbsp;<br />ZERO en est tout retourn&eacute;, lui qui revient du&nbsp; Spitzberg et qui va aller en Patagonie. Il aura tout vu.<br />&nbsp;</span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Retour vers le Sud</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-09-20T11:54:15+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/sep-2010#unique-entry-id-17</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/sep-2010#unique-entry-id-17</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Quelques moments forts durant cette p&eacute;riode&nbsp;:<br />&nbsp;1 -Un record de vitesse pour ZERO, r&eacute;alis&eacute; juste apr&egrave;s Alesund en Norv&egrave;ge. 12,7 N&oelig;uds avec 35 n&oelig;uds de vent arri&egrave;re. Sous trinquette, g&eacute;nois partiellement d&eacute;roul&eacute; et 2 ris dans la grand voile. A suivre<br />2 &ndash; Un passage proche de Bergen sous la pluie alors que le reste de la descente de La Norv&egrave;ge s&rsquo;est fait sous le soleil. Normal.<br />3 &ndash; Toujours en Norv&egrave;ge&nbsp;: une collision avec une &icirc;le &eacute;vit&eacute;e de justesse. Passablement endormi par une nuit de veille, je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; assez vigilant. Jean Jacques, depuis la cuisine a vu les arbres d&eacute;filer de tr&egrave;s tr&egrave;s pr&egrave;s. Heureusement que les fonds tombent vite. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; abus&eacute; par un violent courant qui nous propulsait &agrave; 8 n&oelig;uds. Nous voyant arriver, les crabes ont eu le temps de mettre &nbsp;leurs casques.<br />4 &ndash; Quelques mouillages toujours aussi paradisiaques en Norv&egrave;ge. Je pense &agrave; l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, au pied d&rsquo;une montagne, on se serait cru aux Marquises<br />.</span><img class="imageStyle" alt="LES_MARQUISES " src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/LES_MARQUISES .jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />5 &ndash; 15 &eacute;normes crabes dormeurs achet&eacute;s pour 15 euros a un p&eacute;cheur local.<br />6 &ndash; les crumbels pr&eacute;par&eacute;s par Manu, Myriam et Nathan<br />7 &ndash; les crepes de &nbsp;Jean Jacques, les poissons pr&eacute;par&eacute;s par Nordin<br />.</span><img class="imageStyle" alt="JJ_ET_NORDIN" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/JJ_ET_NORDIN.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />8 &ndash; Une temp&ecirc;te en Hollande qui nous oblige &agrave; faire une pause sur la route du retour. On en profite pour entrer dans les polders.&nbsp; M&eacute;morable&nbsp;: la navigation &agrave; la voile dans 3 m&egrave;tres d&rsquo;eau et dans des chenaux &nbsp;large de 100 m&egrave;tres. Sortie de piste interdite sous peine d&rsquo;&eacute;chouage. A 9 n&oelig;uds, &agrave; la barre de ZERO, c&rsquo;&eacute;tait un peu comme un slalom g&eacute;ant sur une piste de ski. Zig-zag, entre les bou&eacute;es. R&eacute;glage, croisement de bateau, d&eacute;passement &hellip;&nbsp; chaud devant. &Ccedil;a passe&nbsp;;&nbsp; A ce moment l&agrave;, &nbsp;Myriam &eacute;tait a la table a carte, jonglant avec les ordinateurs, GPS, sondeurs, cartographie, elle nous guidait au milieu des hauts fonds et &agrave; travers les bou&eacute;es. Manu et Nathan aux winchs ( h&eacute;h&eacute;, ils sont jeunes) et moi a la barre. Ils en gardent, j&rsquo;en suis sur, un souvenir intense et &eacute;mu.<br />&nbsp;</span><img class="imageStyle" alt="IMG_3346" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3346.jpg" width="320" height="240"/><img class="imageStyle" alt="IMG_3361" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3361.jpg" width="320" height="240"/><img class="imageStyle" alt="IMG_3433" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3433.jpg" width="320" height="240"/><img class="imageStyle" alt="IMG_3449" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3449.jpg" width="320" height="240"/><img class="imageStyle" alt="IMG_3453" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3453.jpg" width="320" height="240"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />9 &ndash; toujours en hollande. Une halte a Harlingen . Guid&eacute; &agrave; la VHF par le ma&icirc;tre du port, ZERO entre dans un canal dans le centre du centre ville. C&rsquo;est malin, impossible de faire demi tour. Le lendemain matin, marche arri&egrave;re sur plus de 900 m&egrave;tres.&nbsp; Chaud derri&egrave;re.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="HARLINGEN" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/HARLINGEN.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">10 &ndash; Toujours la temp&ecirc;te en Hollande. On laisse ZERO &agrave; La Haye et on va visiter Amsterdam en train. Chaud aussi. Mais pas pour les m&ecirc;me raisons.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="AMSTERDAM" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/AMSTERDAM.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">11&ndash; Une entr&eacute;e de nuit dans le port de Dunkerque. beurk.<br />12 &ndash; La travers&eacute;e de la manche, On coupe en diagonale , 2 fois le rail des cargos. Et comme &ccedil;a soufflait fort, on allait aussi vite que certains. Entre 9 et 11 n&oelig;uds.<br />13 &ndash; Nouveau record&nbsp;: Dunkerque- Cherbourg en 22 Heure, &agrave; plus de 8 n&oelig;uds de moyenne.<br />14 &ndash; Un dernier record&nbsp;: 11 n&oelig;uds sous spi. Un peu l&rsquo;impression de conduire un camion dans la descente de Choulans . A fond la caisse.&nbsp; Poussez vous les mouettes<br />15 &ndash; Une mouette, on a p&eacute;ch&eacute; une , elle a trouv&eacute; app&eacute;tissante notre ligne de tra&icirc;ne.<br /></span><img class="imageStyle" alt="IMG_3223" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/IMG_3223.jpg" width="210" height="280"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />16 &ndash; le d&eacute;part de Cherbourg a 4 heures du matin. Vent contre courant, le passage du raz Blanchard a &eacute;t&eacute; fatal a l&rsquo;estomac de St&eacute;phane. C&rsquo;est vrai, on a &eacute;t&eacute; secou&eacute;. Avec Stephane, on a longtemps cherch&eacute; une image pour d&eacute;crire les vagues. On a trouv&eacute;&nbsp;: aiguis&eacute;es comme des lames de couteau. Je n&rsquo;avais jamais vu l&rsquo;avant du bateau entrer dans les vagues jusqu&rsquo;au mat. C&rsquo;est fait.<br />17 &ndash; une premi&egrave;re pour le novice que je suis&nbsp;: la navigation en Manche, en se creusant la tete avec les horaires de mar&eacute;es, les courants, la direction du vent, un vrai casse t&ecirc;te.<br />18 &ndash; les descentes sous spi de Landerneau au Conquet, mer plate, soleil.<br />19 &ndash; le passage du raz de sein et de la pointe du raz, avec les m&ecirc;mes vagues qu&rsquo;au raz blanchard.<br />20 &ndash; la descente sous spi dont toute une&nbsp; nuit entre Benodet et Royan.<br />21 &ndash; les couch&eacute;s de soleil de l&rsquo;atlantique<br />22 &ndash; l&rsquo;entr&eacute;e dans la gironde avec ses d&eacute;ferlantes impressionnantes et inqui&eacute;tantes.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Entree_de_Gironde" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Entree_de_Gironde.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">23 &ndash; le passage a Mortagne sur Gironde. Pour la premi&egrave;re fois, on pose ZERO sur la vase. Faute de place dans le port, de l&rsquo;autre cot&eacute; de l&rsquo;&eacute;cluse, on amarre ZERO a un ponton qui ass&egrave;che &agrave; mar&eacute;e basse.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Mortagne_sur_Gironde" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Mortagne_sur_Gironde.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">24 &ndash; Les cr&ecirc;pes de Marc et Fanfan. Un bonheur que de les d&eacute;guster apr&egrave;s les heures de travail.<br />25 &ndash; le Car&eacute;nage &agrave; Port M&eacute;doc. Tout un po&egrave;me. Ce port, relativement r&eacute;cent est isol&eacute; de tout. Avis aux propri&eacute;taires de bateau en mal de place de port, il en reste &agrave; Port M&eacute;doc. Mais n&rsquo;oubliez pas de tout pr&eacute;voir. Nourriture, mat&eacute;riel de bricolage, &eacute;quipements&hellip;.&nbsp; Il n&rsquo;y a rien.<br /></span></p><p><img class="imageStyle" alt="Port_Medoc" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/Port_Medoc.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Un seul Schipchandler mais peu &eacute;quip&eacute;. En revanche mat&eacute;riel de levage parfait et personnel pro. Heureusement que nous avions les v&eacute;los. Pose de l&rsquo;antifouling r&eacute;alis&eacute;&nbsp;: au grand damne de St&eacute;phane, ZERO a vir&eacute; sa cuti. Ses dessous sont pass&eacute;s du plus beau bleu ciel &agrave; un rose bonbon tr&egrave;s f&eacute;minin&nbsp;!!! Et de s&rsquo;apercevoir que la coque &eacute;tait vraiment tr&egrave;s sale, nous faisant perdre probablement 1 n&oelig;uds.<br />Voila, sinon, dans les autres nouvelles, Pascal est venu de Grenoble pour terminer quelques am&eacute;nagements de d&eacute;tails. Il est reparti avec le pouce dans la boite a gant. Ce pouce est entr&eacute; en contact avec ce qu&rsquo;on appelle sa defonceuse ( on ne rigole pas). Juste 4 heures d&rsquo;urgence&nbsp;; J&rsquo;ai aussi install&eacute; un groupe &eacute;lectrog&egrave;ne, finalis&eacute; la pose du tangon, mis ZERO en configuration chaud et soleil, d&eacute;barqu&eacute; tout le mat&eacute;riel du froid ( ski, os de baleines, bois de rennes, polaires, &nbsp;&hellip;..)<br />Maintenant vive les cocotiers.</span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Spitzberg</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-07-22T12:31:58+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jul-2010#unique-entry-id-16</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jul-2010#unique-entry-id-16</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">La terre est ronde, nous, on est presque tout en haut	. Et en fait, elle n&rsquo;est pas si grande que cela. J&rsquo;ai crois&eacute; sur le port de Troms&oslash;, mes amies Annette et Guylaine, venues faire une croisi&egrave;re de 15 jours dans les &icirc;les Lofoten avec leur association de voile. Troms&oslash; &eacute;tant la grande ville du Nord de la Norv&egrave;ge, port d&rsquo;avitaillement, nous avions de grandes chances de nous y croiser. Lorsqu&rsquo;elles ont reconnu ZERO, j&rsquo;&eacute;tais en haut du mat, en train de changer le capteur de l&rsquo;an&eacute;mom&egrave;tre. Difficile de discuter avec elles depuis 23 m&egrave;tres de haut&nbsp;!!! Par politesse, j&rsquo;aurais pu redescendre, mais je n&rsquo;avais pas fini mon travail et j&rsquo;ai eu piti&eacute; de mes &eacute;quipiers qui avaient avec peine, mont&eacute; mon presque quintal jusque l&agrave;. <br /></p><p style="text-align:left;">Mais au bout d&rsquo;une heure, travail fini, je suis redescendu pour aller boire l&rsquo;ap&eacute;ritif sur leur bateau amarr&eacute; non loin. <br />C&rsquo;est &agrave; Troms&oslash; que nous avons fait les pleins,  600 litres d&rsquo;eau, 1000 litres de fuel, bonjour l&rsquo;addition, et de nourriture&nbsp;: 20 kg de beurre, 24 de farine, 10 de sucre, 15 de patates, 90 kg (pas d&rsquo;erreur) de riz, 20 kg de p&acirc;tes (Ang&eacute;lo est a bord&nbsp;!!!), 8 dz d&rsquo;&oelig;ufs, &hellip;  plus plus plus tout le reste. <br />La ligne de flottaison de ZERO en a pris un bon coup. Mais nous devons absolument &ecirc;tre autonome pendant 1 mois. Il n&rsquo;y a rien au Spitzberg. Tr&egrave;s certainement une &eacute;picerie, mais de toute fa&ccedil;on vu les prix pratiqu&eacute;s en Norv&egrave;ge, on n&rsquo;ose imaginer ce qu&rsquo;ils doivent &ecirc;tre a Longyerbean, capitale de l&rsquo;&icirc;le (2 000 hab) car il faut rajouter le prix du transport depuis le continent.<br /><br />Apres cet &eacute;pisode, petite navigation de 1 h30 pour aller &eacute;chouer ZERO sur sa plage pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e&nbsp;; Histoire de lui retirer tous les coquillages coll&eacute;s a la coque. Il n&rsquo;a plus d&rsquo;antifouling depuis longtemps, et devra attendre septembre et la France pour recevoir une couche protectrice neuve. D&rsquo;ici la, heureusement aid&eacute; par les froides temp&eacute;ratures de l&rsquo;eau, il va falloir faire avec. Beachant autant que possible et n&eacute;cessaire. Nous l&rsquo;avions fait il y a 2 mois, mais rapidement, ces sales bestioles se sont amourach&eacute;es de notre coque. Si nous ne les avions pas &ocirc;t&eacute; de la, nous aurions au moins perdu 1 n&oelig;ud.  Donc 12 heures de plage et vers 21 heure,  &agrave; mar&eacute;e haute, retour &agrave; la baille et d&eacute;part&nbsp;: cap au nord. Encore 8 heures de navigation entre les &icirc;les et nous voila hors de l&rsquo;abri des montagnes. ZERO retrouve la houle et les vagues qu&rsquo;il avait perdues depuis presque 1 an. Soit, depuis que nous sommes arriv&eacute; en Norv&egrave;ge, en Ao&ucirc;t 2009 et que nous naviguons entre les &icirc;les, &agrave; l&rsquo;abri et sur une mer plate. <br /><br /><strong>Mercredi 7 Juillet</strong> La premi&egrave;re nuit a &eacute;t&eacute; agr&eacute;able. Enfin, fa&ccedil;on de parler, parce que, pour m&eacute;moire, il n&rsquo;y a pas de nuit ici.  La navigation a plut&ocirc;t ressembl&eacute;e &agrave; une travers&eacute;e Hy&egrave;res Calvi. P&eacute;tole, calmasse, moteur, soleil. Seule la temp&eacute;rature diff&egrave;re un peu. Quoique pas froide, environ 15 degr&eacute;s dehors, nous ne quittons quand m&ecirc;me pas nos polaires. Autres donn&eacute;es&nbsp;: 22&deg; &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du bateau, et l&rsquo;eau &agrave; 10&deg;. <br />Autre diff&eacute;rence, il n&rsquo;y a pas beaucoup de bateau dans les parages. Pour ne pas dire aucun.<br /> <br /><strong>Jeudi 8 Juillet</strong>&nbsp;au matin: toujours en mer.  L&rsquo;&icirc;le aux ours est devant &agrave; quelques heures de mer. Le soleil nous a quitt&eacute;. Le brouillard l&rsquo;a remplac&eacute;. Le vent l&rsquo;a accompagn&eacute;. La mer est toujours calm&eacute;e. Avec ZERO, un banc de dauphin s&rsquo;est amus&eacute;. Et &agrave; 2&deg;, la temp&eacute;rature de l&rsquo;eau a baiss&eacute;.<br /><br />Dans l&rsquo;apr&egrave;s midi, le vent qui nous avait gentiment propuls&eacute; pendant une dizaine d&rsquo;heures, s&rsquo;en est all&eacute;. Nouvelle calmasse. On r&eacute;veille super Nanni (Diesel) qui venait &agrave; peine de se refroidir. Son ronron reprend de plus belle. <br />Parmi les nouveaux arrivants, Pascal a du mal &agrave; s&rsquo;amariner, malgr&eacute; la mer somme toute assez calme, il est barbouill&eacute; et reste allong&eacute;. Il sort de sa grotte de temps en temps pour constater que le mal est toujours l&agrave;.  Pierre s&rsquo;entra&icirc;ne &agrave; la confection du pain. <br /><br />Le soir, on arrive &agrave; l&rsquo;&icirc;le aux ours, petite &icirc;le d&eacute;serte de 20 kms sur 10 entre la Norv&egrave;ge et le Spitzberg. Toute pel&eacute;e, sombre, lugubre, dans le brouillard.  Brrrr. Pas gaie.  D&rsquo;autant qu&rsquo;on a mouill&eacute; au pied d&rsquo;une ancienne mine de charbon d&eacute;saffect&eacute;e et je dirai  m&ecirc;me, maintenant d&eacute;labr&eacute;e. Sinistre. Il y a, parait-il, une base m&eacute;t&eacute;o polonaise quelque-part sur la cote nord. J&rsquo;esp&egrave;re pour eux qu&rsquo;ils ont une bonne dose de vodka. J&rsquo;imagine l&rsquo;hiver ici &hellip;..Faut vraiment &ecirc;tre en rupture avec la soci&eacute;t&eacute; pour venir se perdre dans ces coins.<br /><br /><strong>Vendredi 9 juillet</strong>&nbsp;: la temp&eacute;rature de l&rsquo;eau a bien chut&eacute;e. 5 &deg;. Nous croisons maintenant plein de bateau de p&ecirc;che. A l&rsquo;&eacute;cran, un v&eacute;ritable champ de mine. Leurs mouvements suivis &agrave; l&rsquo;AIS* montrent un &eacute;trange ballet. 3 par 3, ils naviguent, semblant ratisser un endroit, puis se rassemblent et se mettent &agrave; faire des ronds dans l&rsquo;eau. Comme nous venons de croiser une grande quantit&eacute; de baleines, nous en soup&ccedil;onnons la chasse. Possible, car elle est autoris&eacute;e en Norv&egrave;ge et nous sommes en pleine saison. Avec la disparition du soleil, la temp&eacute;rature &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur est descendue &agrave; 14&deg;.  <br /><br /><strong>Samedi 10 juillet</strong>&nbsp;: du vent, nous permettant de bien avancer. Sinon, RAS, la temp&eacute;rature de l&rsquo;eau est maintenant &agrave; 3&deg;. S&rsquo;agit pas de tomber&nbsp;!! On a perdu le courant du gulf stream pour r&eacute;cup&eacute;rer un courant froid venant du Nord Est.<br /><br /><strong>Dimanche 11 juillet</strong>&nbsp;: le vent est retomb&eacute;. Un Grib* r&eacute;cup&eacute;r&eacute; avec l&rsquo;iridium nous en pr&eacute;voit pour l&rsquo;apr&egrave;s midi, mais nous serons peut &ecirc;tre d&eacute;j&agrave; arriv&eacute;. Nouvelle flottille de p&ecirc;che. M&ecirc;me ballet.  <br /><br />16 h00&nbsp;: depuis 10 h00, ce matin, nous logeons la cote ouest du spitzberg. Elle est &agrave; environ 4 milles sur notre droite. Et alors, c&rsquo;est beau&nbsp;?<br />Ben, on n&rsquo;en sait rien, car on est depuis ce matin dans une pur&eacute;e de pois terrible. A ne pas voir sa main. Navigation au radar, et au GPS. Le nez sur l&rsquo;&eacute;cran radar, on imagine ce qu&rsquo;on pense &ecirc;tre des bancs de gla&ccedil;ons. On les &eacute;vite soigneusement, sans &ecirc;tre certain de ne pas avoir contourn&eacute; une averse. &nbsp;L&rsquo;eau est maintenant &agrave; 1&deg;C&nbsp;!!!!!!  Dehors, il fait 5 et dans le bateau (sans chauffage) : 15&nbsp;!!.<br /><br />17 h00&nbsp;: on se rapproche de la cote. Et soudain, dans le brouillard, on aper&ccedil;oit des brisants, puis un rocher &agrave; 200 m&egrave;tres.  On se rapproche encore. On se guide avec le GPS et le radar. On enroule la pointe et le g&eacute;nois, et on p&eacute;n&egrave;tre dans une sorte de lagon. Comme par enchantement, le brouillard se l&egrave;ve, ce qui permet de d&eacute;couvrir au loin, 3 &eacute;normes glaciers qui se jettent dans la mer. <br /><br />Magique. Nous sommes par 77&deg; 04N  14&deg;55E<br /><br />17 h15&nbsp;: la pioche est dans l&rsquo;eau et le brouillard se referme sur nous&nbsp;!!!! Mise en route du chauffage, la temp&eacute;rature monte rapidement &agrave; 23&deg;.  <br /><br /><strong>lundi 12 juillet</strong>&nbsp;: r&eacute;veil un peu tardif suite a un d&icirc;ner bien copieux qui f&ecirc;tait notre arriv&eacute;e ici&nbsp;: confit de canard, pomme de terre saut&eacute;es. Et vin rouge (1 verre chacun).<br />Donc, r&eacute;veil vers 8 h30 pour certain, vers 11 h00 pour d&rsquo;autres.  De toute fa&ccedil;on, il n&rsquo;y a rien &agrave; faire, le brouillard nous enveloppe toujours. <br />Enfin, vers 14 H00&nbsp;; le vent tombe, s&rsquo;inverse et la visibilit&eacute; revient. Puis le soleil aussi. <br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_001" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_001.jpg" width="400" height="225"/><br />On rel&egrave;ve l&rsquo;ancre et sans vent, au moteur, nous nous rapprochons des glaciers aper&ccedil;us la veille. Des gla&ccedil;ons s&rsquo;en d&eacute;tachent et nous zigzaguons afin de m&eacute;nager la coque et l&rsquo;h&eacute;lice de ZERO. On navigue dans une zone non r&eacute;pertori&eacute;e sur la carte. Elle date de 1960 et l&agrave; ou nous sommes maintenant, il y  avait &agrave; cette &eacute;poque le glacier. Il a au moins recul&eacute; de 600 m&egrave;tres, a tel point, que notre trace sur l&rsquo;ordinateur nous place sur la terre&nbsp;! On avance lentement, un oeil sur le sondeur, l&rsquo;autre sur la mer. Le soir, on s&rsquo;&eacute;loigne un peu et on va dans un mouillage isol&eacute;. <br />Je suis r&eacute;veill&eacute; au milieu de la nuit par un choc sourd. Je saute comme un ressort de ma couchette. Pendant que je traverse le carr&eacute; et m&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; sortir, j&rsquo;imagine que l&rsquo;ancre a d&eacute;croch&eacute; et que nous sommes sur les cailloux. Pourtant il ne semble pas y avoir de vent fort. Bon. Je reconnecte mes neurones et commence &agrave; imaginer la man&oelig;uvre de d&eacute;s&eacute;chouage.  Arriv&eacute; sur le pont, &agrave; poil (merde &ccedil;a caille) je m&rsquo;attend &agrave; voir, en levant la t&ecirc;te,  &agrave; 20 m&egrave;tres au dessus de moi les hautes collines de l&rsquo;&icirc;le qui &eacute;taient sous notre vent au couch&eacute;. Mais je constate que nous sommes toujours au m&ecirc;me endroit mais pas dans la m&ecirc;me direction. ZERO n&rsquo;a pas boug&eacute;, seul le vent a tourn&eacute;. Alors, je ne comprends pas. C&rsquo;&eacute;tait quoi ce choc&nbsp;?  J&rsquo;ai r&ecirc;v&eacute;&nbsp;? D&rsquo;ailleurs, les autres ne semblent pas bouger en bas comme en t&eacute;moigne les ronflements qu&rsquo;on pourrait imaginer venant d&rsquo;un moteur proche ou d&rsquo;un ours en phase d&rsquo;hibernation. J&rsquo;&eacute;carquille les yeux, regarde dans l&rsquo;eau et je comprends. Le vent qui a tourn&eacute;, rabat maintenant sur nous tous les gla&ccedil;ons &eacute;chapp&eacute;s du glacier. Il y en a partout, des petits et des gros. Pas encore de la taille d&rsquo;iceberg, mais suffisant pour ab&icirc;mer nos safrans. J&rsquo;en vois un assez gros juste derri&egrave;re nous, c&rsquo;est lui le coupable. S&ucirc;rement plusieurs tonnes. 2 heures du matin, plein jour. Que dois je faire&nbsp;? Les autres semblent dormir encore ou font comme si.  Je reste encore un moment, pour observer le d&eacute;placement des gla&ccedil;ons, la r&eacute;action de la coque, pour finalement conclure que les safrans, m&ecirc;me en cas de chocs devraient r&eacute;sister, ou du moins &eacute;chapper aux chocs. Le bateau tirera un peu plus sur son ancre, c&rsquo;est tout. Je les regarde et v&eacute;rifie de visu la r&egrave;gle&nbsp;: 1/7 hors de l&rsquo;eau, 6/7 immerg&eacute;. Et bien, c&rsquo;est impressionnant. Le reste de la nuit s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute;e en pointill&eacute;<br /><br />Le soir, Pascal, Pierre et Angelo aper&ccedil;oivent ce qu&rsquo;ils pensent &ecirc;tre un ours. A 500 m&egrave;tres sur une cr&ecirc;te, juste le temps de l&rsquo;apercevoir et il dispara&icirc;t. <br /><br /><strong>Mardi 13 juillet </strong><br /><br />Navigation, on change de mouillage. <br /><br /><strong>Mercredi 14 Juillet</strong><br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_002" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_002.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_004" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_004.jpg" width="400" height="225"/><br />On est maintenant dans un nouveau mouillage dans la baie de la Calypso.  Non loin d&rsquo;une base scientifique polonaise. ZERO est mouill&eacute; au pied d&rsquo;un glacier. Nous passons la journ&eacute;e &agrave; diverses activit&eacute;s&nbsp;:<br /></p><p style="text-align:justify;">- D&eacute;barquement, nous foulons la terre que nous avons quitt&eacute;e depuis 8 jours. Ca fait du bien.<br /></p><p style="text-align:left;">- Le&ccedil;on de tir &agrave; la carabine, en effet, le gouverneur du Spitzberg oblige les visiteurs &agrave; s&rsquo;&eacute;quiper d&rsquo;un fusil. Permis de chasse obligatoire pour se prot&eacute;ger des ours. Angelo et Pascal nous expliquent le maniement du p&eacute;tard, capable de tuer &agrave; 5000 m. une v&eacute;ritable arme de guerre. A terre, elle ne doit pas nous quitter. Nous l&rsquo;avons lou&eacute;e a Troms&oslash;. <br />- Balade jusqu'&agrave; la base scientifique. Bien qu&rsquo;habit&eacute;e (du linge s&egrave;che &agrave; un fil), nous ne croisons personne. Peut &ecirc;tre sont ils en promenade &hellip; Crois&eacute; des reines. Ramass&eacute; leurs bois. <br />- Longue marche de 3 heures<br />- S&eacute;chage du bateau sous un grand soleil<br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_003" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_003.jpg" width="400" height="225"/><br /></p><p style="text-align:justify;"><br /></p><p style="text-align:left;"><strong>Jeudi 15 Juillet</strong><br />Nouveau mouillage, encore au pied d&rsquo;un glacier.  Nos 1 er phoques. <br /><br /><strong>Vendredi 16 Juillet</strong><br />Depuis quelques jours nous sommes totalement d&eacute;cal&eacute;s. L&rsquo;absence de nuit nous perturbe. Petit d&eacute;jeuner a 11h, lunch vers 16 h, et d&icirc;ner vers 23 h&hellip;.  En ce matin du 16 juillet, j&rsquo;&eacute;merge tout de m&ecirc;me vers 8h30, le dernier se l&egrave;ve vers 10h30.  11 h30 d&eacute;part vers Longyerbean, je suis a la barre. Un peu las de l&rsquo;attente, je n&rsquo;&eacute;tudie  pas bien la carte, enroule un peu trop une pointe, me guide au sondeur. Et puis d&rsquo;un coup, paf, plant&eacute;. J&rsquo;avais long&eacute; un petit iceberg, j&rsquo;imagine un moment &ecirc;tre pos&eacute; sur lui. Pas du tout, on est sur le gravier &hellip;. Le sondeur n&rsquo;est pas fiable dans cette eau trouble. Alors que nous sommes pos&eacute; sur le fond, il indique encore 7 m&egrave;tres&nbsp;!!!!  Mais sur la carte, nous sommes bien sur un haut fond. <br />Plusieurs tentatives n&rsquo;y feront rien, tirer une drisse avec l&rsquo;annexe, marche arri&egrave;re a fond&hellip;  Ne reste plus qu&rsquo;&agrave; attendre que la mar&eacute;e remonte. 2 heures apr&egrave;s, on est lib&eacute;r&eacute;. Cap sur Longyerbyen.  A fond la caisse, entre 9 et 12 n&oelig;uds. Un bon vent enfin l&agrave;, de &frac34; arri&egrave;re. <br /><br /><br /><br /></p><p style="text-align:justify;"><em>Grib&nbsp;: fichier m&eacute;t&eacute;o que l&rsquo;on peut int&eacute;grer sur la cartographie. <br />AIS&nbsp;: sorte de donn&eacute;e que les gros bateaux envoient en permanence. Nom, position, vitesse &hellip;.  Nous les recouperons sur la cartographie, et pouvons les suivre a l&rsquo;&eacute;cran. S&eacute;curit&eacute;. <br /><br /></em></p><p><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_005" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_005.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Spitzberg_006" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spitzberg_006.jpg" width="400" height="225"/><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>Troms&#xf8; - Fet Nat</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-05-17T12:11:58+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2010#unique-entry-id-15</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2010#unique-entry-id-15</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Ce billet l&agrave; sera essentiellement visuel. Vous comprendrez pourquoi. <br /><br /></p><p style="text-align:left;">Lundi 17 Mai 2010.  Jour f&eacute;ri&eacute; en Norv&egrave;ge pour cause de f&ecirc;te nationale&nbsp;: leur 14 juillet &agrave; eux depuis la d&eacute;claration de l&rsquo;ind&eacute;pendance du pays vis-&agrave;-vis de la Su&egrave;de en 1814.<br /><br />Ce jour, la, est exceptionnelle. A double titre car outre la f&ecirc;te comm&eacute;morative, c&rsquo;est aussi l&rsquo;arriv&eacute;e des beaux jours, la fin de l&rsquo;hiver, et m&ecirc;me le d&eacute;but du soleil de minuit &agrave; Tromsoe.<br /><br />Les rues se remplissent &agrave; partir de 9h00 du matin. D&rsquo;habitude si tranquille, la ville est  investit par ses habitants qui descendent dans les rues, se retrouvent, s&rsquo;embrassent, discutent, se prom&egrave;nent. La Storgatta, la rue principale ressemble alors aux Champs Elys&eacute;es un soir de 12 Juillet 1998. La f&ecirc;te commence r&eacute;ellement vers 11h00 avec les d&eacute;fil&eacute;s des &eacute;coles de la ville. De la maternelle jusqu&rsquo;au bac, les enfants d&eacute;filent, parfois accompagn&eacute;s de leur parents derri&egrave;re le drapeau de leur classe. Puis viennent les fanfares et dans l&rsquo;apr&egrave;s midi, ce sont les &eacute;tudiants qui c&eacute;l&egrave;brent la presque fin de l&rsquo;ann&eacute;e scolaire. Enfin en soir&eacute;e, les associations de la ville&nbsp;: depuis les pompiers locaux, jusqu&rsquo;au club de judo, en passant par la SNCM locale, et les clubs de danse. A ce propos, Catherine et Andr&eacute;, qui nous avaient gratifi&eacute;s d&rsquo;une premi&egrave;re avec un  somptueux rock dans le cockpit de Z&eacute;ro lors d&rsquo;une soir&eacute;e un peu trop festive n&rsquo;auraient pas d&eacute;pareill&eacute; au milieu des danseurs de rue.  <br /><br />En tout cas, quel contraste avec note d&eacute;fil&eacute; (militaire) a nous. Joyeux et festif, il est r&eacute;serv&eacute; aux enfants qui avalent a longueur de journ&eacute;e des barbes &agrave; papa et des saucisses. <br /><br />Avec le retour du soleil, c&rsquo;est une petite re naissance apr&egrave;s un long et dur hiver. <br /><br />Ce jour l&agrave;, aucune tenue vestimentaire n&rsquo;est  anecdotique. Et on distingue 3 grandes cat&eacute;gories&nbsp;: Les tenues traditionnelles, port&eacute;es par les petits et les grands, les hommes et les femmes, les jeunes et les moins jeunes. On voit aussi, bien sur, les tenues du dimanche&nbsp;: robe longue, costar cravate et enfin, la 3 eme cat&eacute;gorie, la plus &hellip;., la plus &hellip;.. Comment dire, &hellip;. enfin,  la possibilit&eacute; pour eux (elles) de ressortir les tenues estivales. Et la, c&rsquo;est chaud&hellip;&hellip;  Bref, comme le dirait Herv&eacute;, on se demande a quoi elles pensent le matin en s&rsquo;habillant.&nbsp;!!!!! Certes la Norv&egrave;ge est le pays des Troll, mais il y a aussi de jolie Norv&eacute;gienne, et quelques beaux sp&eacute;cimens de vikings pour les dames.<br /><br />En tout cas,  tous portent les couleurs de la Norv&egrave;ge. Que ce soit sous forme de cocarde, de drapeau ou de cravate&hellip; le drapeau national est omni pr&eacute;sent sur les tenues vestimentaires. <br /><br /><br /><br /><br /><span style="font-size:10px; "><br /></span><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>La cuisine a bord&#xa;La cuisine a bord. &#xa;</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-06-24T12:03:22+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2010#unique-entry-id-14</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2010#unique-entry-id-14</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong>La cuisine a bord. </strong><br /><br /></p><p style="text-align:left;">Voila un sujet int&eacute;ressant et passionnant pour les fran&ccedil;ais que nous sommes.  Que, et comment mangeons nous a bord.&nbsp;?<br /><br />Tout d&rsquo;abord, nos &eacute;quipements. Nous poss&eacute;dons 2 r&eacute;chauds sur cardans qui permettent de cuisiner alors que le bateau est g&icirc;t&eacute;. Un four, mais utilisable  &agrave; plat uniquement. Notre batterie de cuisine est compl&egrave;te, 2 po&ecirc;les, 3 casseroles, 1 fait-tout, et la cocotte minute qui est pratiquement la plus utilis&eacute;e. 2 &eacute;viers bacs, eau chaude et froide sous pression, eau de mer et eau froide par une pompe a pied. Les pompes a pieds sont bien utiles car elles permettent d&rsquo;&eacute;conomiser l&rsquo;eau et l&rsquo;&eacute;nergie. L&rsquo;apport d&rsquo;eau de mer permet aussi d&rsquo;&eacute;conomiser l&rsquo;eau potable. Nos 2 r&eacute;servoirs d&rsquo;eau douce contiennent 600 litres en tout, ce qui, si l&rsquo;on est raisonnable nous permet de tenir plus de 1 mois. <br />Une poubelle sous l&rsquo;&eacute;vier qui ne sert que pour les choses non biod&eacute;gradable qui, elles, sont jet&eacute;es &agrave; la mer. Pas d&rsquo;autre  tri s&eacute;lectif a bord &hellip;.<br />La vaisselle est faite &agrave; l&rsquo;eau de mer et rinc&eacute;e &agrave; l&rsquo;eau douce. Le frigo n&rsquo;est pas en route en ce moment, tout ce qui doit &ecirc;tre conserv&eacute; au froid se trouve, dans des bacs dans la soute, ou il fait en moyenne 6 &deg; &agrave; 10&deg;, soit la temp&eacute;rature de la mer. <br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_001" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_001.jpg" width="245" height="184"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_005" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_005.jpg" width="105" height="186"/><br />Sinon, pour manger, tout d&eacute;pend de notre situation. <br /><br />En mer, en navigation,<br />* le midi, on grignote.  Saucisson, p&acirc;t&eacute;, tomates, sild, (hareng sucr&eacute;), Kaviar mix (sorte de tarama en tube), parfois les restes de la veille, fromage, fruit. Le tout est mis dans une caissette en plastique et amen&eacute; dans le cockpit avec couverts et parfois des bols.<br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_003" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_003.jpg" width="245" height="184"/><br />* Le soir,  soupes chinoises et m&ecirc;me chose que le midi. Eventuellement des plats rapides (pur&eacute;e mousline, boite de conserve). Il est rare que nous nous fassions un vrai repas cuisin&eacute; en mer. <br /><br />* A longueur de journ&eacute;e en mer, on boit du th&eacute;. Le caf&eacute; donne le mal de mer, on &eacute;vite. <br /><br />* La nuit&nbsp;: on a en permanence &agrave; disposition des fruits secs, des bonbons, smarties, mars et autre confiseries pour les gens de quart. <br /><br />Le soir,  au mouillage ou au port, on a plus de temps et de possibilit&eacute; et, on peut laisser libre court &agrave; notre imagination.   Les soutes du bord rec&egrave;lent de r&eacute;serves importantes g&eacute;r&eacute;es &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un  fichier excel. On y trouve pratiquement tout&nbsp;: de la pur&eacute;e en flocons &agrave; l&rsquo;huile d&rsquo;olive, vinaigre, p&acirc;t&eacute;, conserves diverses et vari&eacute;es, farine, &hellip;..  Environ 300 kgs de nourriture a l&rsquo;avant. Ce sont les grosses r&eacute;serves. Comme c&rsquo;est moi qui g&egrave;re ce stock, je ne d&eacute;voilerai pas  quelques tr&eacute;sors (du vin&nbsp;? du confit de canard&nbsp;?). Tout ceci est agr&eacute;ment&eacute; de produits frais trouv&eacute;s en Norv&egrave;ge. Des fruits et l&eacute;gumes, vendu au prix de l&rsquo;or, des saucisses du genre francfort, des cotes de porcs, du poulet &hellip;.  <br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_002" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_002.jpg" width="245" height="184"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_004" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_004.jpg" width="245" height="184"/><br />Parmi les plats concoct&eacute;s &agrave; bord le soir, on a pu savourer des crumbles ( Myriam), des tartes aux pommes ( Manu et Nathan), une pot&eacute;e au chou ( Bruno), de la brandade de morue ( moi), un curry de poulet ( Christophe)&nbsp;, et meme un gate&au au chocolat ( Catherine)&hellip;&hellip;<br />Quand on a le temps, on fait du pain. <br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_011" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_011.jpg" width="245" height="138"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_009" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_009.jpg" width="77" height="137"/><br />Et &eacute;videmment, les fruits de notre p&egrave;che et de notre cueillette.  Des moules, et depuis notre retour mi mars, nous avons &agrave; plusieurs reprises pos&eacute; le filet avec des r&eacute;sultats plus ou moins glorieux. 2 fois pas grand-chose, et 2 fois entre 6 et 8 kg de poissons. Surtout des sardines, &eacute;normes, environ 300 gr chacune. Celles-ci ne seraient s&ucirc;rement pas entr&eacute;es dans une boite de conserve. Des lieux noirs, des harengs, Des morues en pagaille , mais p&eacute;ch&eacute;es a la ligne.   Et 1 gros dormeur. J&rsquo;ai aussi h&acirc;te que la temp&eacute;rature remonte pour aller &agrave; la cueillette au champignon. J&rsquo;ai encore en m&eacute;moire la p&eacute;riode de septembre ou en 2 heures on ramassait 5 kilos de girolles.<br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_010" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_010.jpg" width="184" height="245"/><br /><br />Compte tenu des restrictions en Norv&egrave;ge, nous avons instaur&eacute; une taxe de bienvenu a bord. Chaque nouvelle personne embarqu&eacute;e a bord doit amener de France, soit 3 litres de vin, soit 1 litre d&rsquo;alcool. Cela nous  permet de g&eacute;rer un stock assez faible, compte tenu de notre consommation, qui, de fait se trouve &ecirc;tre raisonnable. &hellip;&hellip;<br /><br />Parlons de la cuisine norv&eacute;gienne. Pas terrible.  Pour tout vous dire, quand on va au supermarch&eacute; du coin, on ne sait pas quoi prendre. Rien de tr&egrave;s all&eacute;chant. Beaucoup de produit manufactur&eacute;. Beaucoup de surgel&eacute;s. Honn&ecirc;tement,  seul les harengs pr&eacute;par&eacute;s avec diff&eacute;rentes sauces plut&ocirc;t sucr&eacute;s, et le mix ont trouv&eacute; gr&acirc;ce &agrave; nos palais. Parait il, on en trouve chez IKEA en France. Les fruits et l&eacute;gumes sont insipides et ont du &ecirc;tre cultiv&eacute;s sous des serres &agrave; Oslo. La viande et le poisson est souvent pr&eacute;par&eacute; hach&eacute;, en boulettes, souvent sans go&ucirc;t &hellip; &hellip;  a croire que seul les prot&eacute;ines des aliments int&eacute;ressent les norv&eacute;giens. <br />Oublions les restaurants, le seul steak frite est &agrave; 30 euros. <br /><br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_006" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_006.jpg" width="245" height="138"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_007" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_007.jpg" width="245" height="138"/><br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_Cuisine_008" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Cuisine_008.jpg" width="245" height="138"/><br /><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>Troms&#xf8;</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-05-12T11:23:29+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2010#unique-entry-id-13</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2010#unique-entry-id-13</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Mon dernier billet semble avoir provoqu&eacute; quelques r&eacute;actions et inqui&eacute;tudes parmi les destinataires. Je rassure tout le monde, tout s&rsquo;est bien termin&eacute;. Le coup de vent est pass&eacute; et depuis  le vent s&rsquo;est grandement assagit. Depuis cette date, qu&rsquo;avons nous fait&nbsp;?<br /><br /></p><p style="text-align:left;">Tout d&rsquo;abord nous avons retrouv&eacute; nos amis Fred, Fredo et leur fille Coralie. Apres avoir pass&eacute; l&rsquo;hiver amarr&eacute; a un ponton, non loin de Tromso,  ils  pr&eacute;parent maintenant Fredoya a une navigation qui les emm&egrave;nera d&eacute;but Juillet en Islande puis au Groenland, avant un retour dans les mers chaudes des canaries, du cap vert et des antilles. Nos routes se croiseront peut &ecirc;tre encore. <br />Nous y avons &agrave; cette occasion &lsquo;&rsquo;beach&eacute;&rsquo;&rsquo;. C'est-&agrave;-dire que nous avons volontairement &eacute;chou&eacute; ZERO sur la plage&nbsp;: Ignorant le vieux dicton marin qui dit que &lsquo;&rsquo; quand les mouettes ont pieds, il est tant de virer, &lsquo;&rsquo;. La mar&eacute;e descendante nous a alors permis de nettoyer sa coque pleine de salet&eacute;, de v&eacute;rifier les anodes,  l&rsquo;h&eacute;lice&hellip;..  <br /><img class="imageStyle" alt="beachage et rando fredoya (8) [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_01.jpg" width="240" height="180"/><img class="imageStyle" alt="beachage" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_02.jpg" width="280" height="158"/><br />A ce sujet, si un jour, on m&rsquo;avait dit que  je ferai un carenage, beach&eacute; sur une plage de Norv&egrave;ge, sous la neige, bien sur, je ne l&rsquo;aurai pas cru. Les Fredoya nous avaient indiqu&eacute; la position exacte ou  ils avaient l&rsquo;habitude de le faire. Dans l&rsquo;alignement d&rsquo;un bout de bois et de 2 arbres.  Le moment donn&eacute;, en tenant compte de la mar&eacute;e, cap est mis droit sur la plage, visant un piquet plant&eacute; dans le sol. Malheureusement, nous  nous sommes tromp&eacute; de bout de bois, la neige ayant recouvert le bon. Le sol n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;, c'est-&agrave;-dire d&eacute;barrass&eacute; de ses plus gros cailloux, ZERO et ses habitants ont alors  pass&eacute; quelques heures avec une g&icirc;te prononc&eacute;e. La mer remontante nous a lib&eacute;r&eacute;e vers 3 h00 du matin de cette position plut&ocirc;t inconfortable et quelque peu scabreuse. <br /><br />Puis quelques jours pass&eacute;s a Tromso. Ville &eacute;tudiante, tout de m&ecirc;me tr&egrave;s nord  et donc bien fra&icirc;che. Nous y avons retrouv&eacute; la tradition scandinave qui veut que les vendredis et samedis soirs soient consacr&eacute;s &agrave; des beuveries incroyables. Pass&eacute;s 22 h00, les rues se remplissent de groupes de jeunes et de moins jeunes, totalement ivres. Ils passent ainsi de bars en bars, n&rsquo;y restant que quelques minutes,  le temps de boire, je ne sais quel alcool enivrant. <br />Dr&ocirc;le de  r&eacute;veil en perspective. Et effectivement, les dimanches matins, les rues sont d&eacute;sertes. <br /><img class="imageStyle" alt="Tromsoe]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_03.jpg" width="280" height="158"/><br />Depuis maintenant quelques temps, il n&rsquo;y a plus a proprement parl&eacute; de nuit. Le soleil se couche, vers 23 h00, et se l&egrave;ve vers 2 heures, mais la nuit ne vient jamais, laissant la place &agrave; un cr&eacute;puscule  puis &agrave; une aube permettant largement de voir clair.  La m&eacute;t&eacute;o est agr&eacute;able. Le mauvais temps fait exception, laissant place &agrave; un beau et grand soleil quasi permanent. Les temp&eacute;ratures s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent &eacute;galement. Pas loin de 15&deg;. D&rsquo;ailleurs, la verdure commence &agrave; faire son apparition. <br /><br />Lors des  2 semaines suivantes, nous avons mouill&eacute; dans 2 types de lieux bien diff&eacute;rents. De larges baies relativement habit&eacute;es (en tout cas suffisamment pour y  pirater une liaison wifi), aux pieds de grandes montagnes enneig&eacute;es qui permettent la pratique du ski de randonn&eacute;e. Ainsi Dom et Christophe ont pu gravir quelques montagnes locales.  Tout  ceci au d&eacute;tour de larges fjords.  <br /><img class="imageStyle" alt="mouillage 2" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_04.jpg" width="280" height="158"/><br />La seconde semaine nous a vu rechercher les mouillages bien plus isol&eacute;s, au milieu d&rsquo;un cafouillis d&rsquo;&icirc;les d&eacute;sertes, coup&eacute;s du monde, sans wifi ni connexion t&eacute;l&eacute;phone. Enfin seul dirait on &hellip;<br />Nous sommes en ce moment &agrave; la position exacte 70&deg;05 38 N  et 018&deg;55 12 E.  Abrit&eacute; de la mer et du vent par plein de petits &icirc;lots. Lors d&rsquo;une balade, et alors que la neige fond maintenant rapidement, nous y avons crois&eacute; nos premiers rennes. Les lieux sont d&eacute;serts. Juste 3 maisons inoccup&eacute;es pour le moment. Pas de route, l&rsquo;acc&egrave;s est uniquement maritime. Tranquillit&eacute; et s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. <br /><img class="imageStyle" alt="P1000721 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_05.jpg" width="280" height="158"/><br />Nous commen&ccedil;ons &agrave; bien conna&icirc;tre les lieux.  Certaines &icirc;les sont peupl&eacute;es de colonies d&rsquo;oiseaux. D&rsquo;autres de rennes. Ici, il y a des moules, l&agrave; des morues faciles a p&ecirc;cher &hellip;  Nous attendons avec impatience nos premiers &eacute;lans.<br /><img class="imageStyle" alt="rennes" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_06.jpg" width="280" height="158"/><img class="imageStyle" alt="mouillage1" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Tromso_07.jpg" width="280" height="158"/><br />D&rsquo;ailleurs, ce soir repas de moules et  Demain, morues.<br /><br /><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>Lofoten</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-04-28T11:10:00+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-12</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-12</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Depuis quelques jours nous sommes dans un environnement &eacute;tonnant. Nous nous y attendions, mais la surprise est tout de m&ecirc;me r&eacute;elle. Nous sommes aux Lofoten, lieux mythiques.  Mais revenons en arri&egrave;re&nbsp;:<br />Nous avons quitt&eacute; Bodoe ou nous avons d&eacute;barqu&eacute; les furieux de la montagne, et  r&eacute;cup&eacute;r&eacute;  Damien, notre ami m&eacute;decin, Fran&ccedil;ais et mari&eacute; a Ina, Norv&eacute;gienne. Ils habitent Bergen depuis 20 ans. Nous les avions rencontr&eacute; en Septembre et avions gard&eacute; contact. Damien est passionn&eacute; de montagne et de randonn&eacute;e et n&rsquo;a pas pu r&eacute;sister &agrave; l&rsquo;appel des Lofoten. Le volcan islandais ayant quelque peu perturb&eacute; notre planning, il  a fallu improviser un nouvel itin&eacute;raire.  Au gr&eacute; de nos navigations, nous avons ainsi retrouv&eacute; tout &agrave; fait par hasard, IMRAM,  l&rsquo;ancien bateau de Peter, l&rsquo;architecte de ZERO, un int&eacute;gral 43. Aux mains d&rsquo;une famille de Chamb&eacute;ry, nous les avons retrouv&eacute; &agrave; Bodoe en vacances  pour Paques. Nous y avons aussi crois&eacute; Marc, un fran&ccedil;ais, navigateur solitaire sur son bateau partiellement &lsquo;&rsquo; home made&rsquo;&rsquo;, un Mercator 105 . Marc (<span style="color:#0000FF;"><u><a href="http://volumondu.over-blog.com/">http://volumondu.over-blog.com</a></u></span> )  a pass&eacute; tout l&rsquo;hiver entre Tromso et les Lofoten.  Nuit polaire et froid au programme&nbsp;: Chapeau. <br /></p><p style="text-align:left;">Bodoe n&rsquo;est pas tr&egrave;s beau. Village de 20&nbsp;000 habitants, il me fait penser &agrave; ces villes de l&rsquo;ex union sovi&eacute;tique, grise, pas tr&egrave;s gaie, aux larges avenues un peu terreuses, de la neige sur les bords. Rappel&nbsp;: la ville a &eacute;t&eacute; ras&eacute;e par l&rsquo;aviation allemande durant la guerre de 45.  Seuls v&eacute;ritables int&eacute;r&ecirc;ts, la possibilit&eacute; de faire un avitaillement complet et la pr&eacute;sence du mus&eacute;e de l&rsquo;air. <br /><img class="imageStyle" alt="P1000494 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_01.jpg" width="320" height="180"/><br />Apres Bodoe, ce fut, la petite travers&eacute;e de 40 miles pour les Lofoten. Il est difficile de raconter les Lofoten, il faut les voir&nbsp;; c&rsquo;est un peu les alpes dans la mer. Blottis au pied des montagnes enti&egrave;rement enneig&eacute;es, des petits ports de p&ecirc;che aux maisons chatoyantes, prot&eacute;g&eacute;s comme toujours pas  des &icirc;les a foison.<br /><img class="imageStyle" alt="P1000495 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_02.jpg" width="240" height="135"/>  <img class="imageStyle" alt="P1000506 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_03.jpg" width="240" height="135"/><br />Nous sommes en ce moment dans cette r&eacute;gion. L&rsquo;occasion de faire de nouvelles randonn&eacute;es a ski  mais aussi de visiter une usine de traitement de poisson&nbsp;: salage et s&eacute;chage.<br /><img class="imageStyle" alt="P1000498 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_04.jpg" width="240" height="135"/><img class="imageStyle" alt="P1000505 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_05.jpg" width="240" height="135"/><br />L&rsquo;ambiance est toute particuli&egrave;re&nbsp;: Pleine de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; et de calme. La nature est sauvage, la mer difficile. En apparence, les gens sont rudes, comme leurs &icirc;les, mais une fois le contact &eacute;tablis, ils s&rsquo;av&egrave;rent &ecirc;tre tr&egrave;s accueillants, ouverts et disponibles. L&rsquo;autre jour, alors que ZERO se balan&ccedil;ait tranquillement sur son ancre,  et alors, que nous d&eacute;barquions de l&rsquo;annexe, ski, sac a dos, chaussures de randonn&eacute;es au pied, nous avons crois&eacute; un vieux monsieur Norv&eacute;gien. Damien a rapidement &eacute;tablit le contact et 5 minutes apr&egrave;s le monsieur se proposait de nous d&eacute;poser avec sa voiture aux pieds de la montagne, nous &eacute;pargnant une longue marche d&rsquo;approche. Le soir, au retour de la balade, il  nous attendait pour nous inviter &agrave; partager  chez lui des gaufres et du th&eacute;.   Nous sommes repartis 3 heures plus tard avec sous le bras une morue s&eacute;ch&eacute;e et une &eacute;norme truite de mer qu&rsquo;il avait p&eacute;ch&eacute;e peu de temps auparavant. <br /><img class="imageStyle" alt="P1000533 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_06.jpg" width="240" height="135"/><br />Ici la p&ecirc;che est impressionnante. Je ne vais pas parler des innombrables coquilles Saint-Jacques vides que nous voyons sur les plages. Elles prouvent que quelques m&egrave;tres plus loin, mais par 10 m&egrave;tres d&rsquo;eau, il doit y en avoir de succulentes. Mais qui voudra plonger pour aller les ramasser, avec cette eau &agrave; 5&deg;C&nbsp;?  Non, je veux parler des morues. Comme le dirait mon copain Didier, les morues sont aux Lofoten, ce que la blanquette est &agrave; Limoux. La p&ecirc;che ici&nbsp;: Trop facile&nbsp;; On jette le fil, il arrive au fond, on remonte de 20 cm. On attend 5 secondes maximum et hop une touche, on remonte une morue de 1,2 kgs environ. On recommence et en 10 minutes, c&rsquo;est 5 a 6 morues que nous pr&eacute;parons en brandade, au four ou a la poele . <br /><img class="imageStyle" alt="P1000523 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_07.jpg" width="240" height="135"/><img class="imageStyle" alt="P1000524 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_08.jpg" width="240" height="135"/><br />Pour la 3 eme fois depuis notre d&eacute;part de Bergen le 15 mars, Zero a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un article dans le journal local. Certes, il ne se passe  probablement pas grand-chose dans ces contr&eacute;s et ZERO est un bateau atypique, alors, nous r&eacute;pondons avec plaisir aux journalistes venus nous interviewer. <br />Nous sommes en ce moment au mouillage, bien abrit&eacute;, nous laissons passer un vilain coup de vent qui combin&eacute; avec la temp&eacute;rature de 2 degr&eacute; rendrait la navigation vraiment p&eacute;nible.  Nous pensons pouvoir rejoindre en 2 jours Tromsoe  ou se trouve le bateau de nos amis Fredoya. <br /><img class="imageStyle" alt="P1000566 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_09.jpg" width="240" height="135"/><img class="imageStyle" alt="P1000578 [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Lofoten_10.jpg" width="240" height="135"/><br />Je reprends ce message alors que 3 jours viennent de passer. Nous avons effectivement attendu que le vilain coup de vent passe. Puis nous avons repris la mer avec une m&eacute;t&eacute;o annon&ccedil;ant 25 n&oelig;uds. De bonnes conditions qui devaient nous permettre de naviguer rapidement. Apres &ecirc;tre sortie en mer, le vent est mont&eacute; a 35 n&oelig;uds. Sous 3 ris et trinquette partiellement enroul&eacute;e, je me suis retrouv&eacute; &agrave; la barre avec un vent montant jusqu'&agrave; 50 n&oelig;uds. Ambiance &hellip; A ce moment, alors que la rafale couchait le bateau, je me suis demand&eacute; jusqu&rsquo;ou cela allait monter. J&rsquo;ai senti et vu le vent arriver, j&rsquo;avais anticip&eacute;, changeant le cap en cons&eacute;quence, mais je ne savais pas jusqu&rsquo;o&ugrave; la rafale allait monter. Christophe, alors a l&rsquo;int&eacute;rieur, s&rsquo;est pr&eacute;cipit&eacute; dehors et a vu ma mine r&eacute;jouit. Le  bateau a bien r&eacute;pondu, a acc&eacute;l&eacute;r&eacute; dans la rafale. A ce moment, la mer &eacute;tait blanche. Le sourire aux l&egrave;vres, je n&rsquo;ai pu voir que l&rsquo;an&eacute;mom&egrave;tre monter, monter, monter, oubliant le regarder le speedo. Probablement 13 &agrave; 15 n&oelig;uds. On ne sait pas.  Apres cette &eacute;pisode mi amusant, mi angoissant, on a mit le clignotant a gauche et pos&eacute; la pioche dans une crique abrit&eacute;e. Que l&rsquo;on pensait&nbsp;!!   D&eacute;j&agrave; difficile de se r&eacute;chauffer, pardi, 2 degr&eacute; dehors, de la neige qui vous cingle le visage. Le chauffage peinait &agrave; faire monter la temp&eacute;rature &agrave; des niveaux acceptables. Puis la nuit difficile, avec des rafales encore a 40 n&oelig;uds. Dans ces cas la,  au fond de sa couette, on prie pour que l&rsquo;ancre tienne  le coup. Les oreilles tendues, on surveille le moindre bruit inhabituel qui trahirait un d&eacute;crochage de l&rsquo;ancre. Tiens, ce clapotis, je ne l&rsquo;entendais pas tout a l&rsquo;heure. Tiens, on ne penche plus, tiens, ce truc la ne grince plus. Et pourquoi le vent semble moins fort&nbsp;? Et on se maudit de ne pas savoir ce que veulent dire ces cy, 2 lettres sur la carte qui nous renseigneraient sur la nature du fond sur lequel repose l&rsquo;ancre. Pas du sable, rep&eacute;r&eacute; par un S  (sand), pas de la vase ( M&nbsp;: mud), pas des rochers ( R)&hellip;  Que peuvent bien dire ce cy&nbsp;?  Le lendemain, on d&eacute;couvre qu&rsquo;il s&rsquo;agit de Clay, de l&rsquo;argile. Impeccable. Le vent peut souffler fort, l&rsquo;ancre sera bien accroch&eacute;e. En r&eacute;alit&eacute; seul les rochers sont inqui&eacute;tants, soit l&rsquo;ancre glisse dessus, soit elle se coince. Mais elle risque aussi de se coincer d&eacute;finitivement. Et on l&rsquo;aime bien notre ancre. Alors, voici 2 jours que nous sommes la, sans rien voir ou presque, dans une alternance de  brouillard, et de  giboul&eacute;es de neige qui bouchent la vue.  Pour sortir dehors, c&rsquo;est habits de cosmonautes oblig&eacute;s. <br />Dehors, &ccedil;a brasse.  Qu&rsquo;ils sont loin ces 10 jours de grand ciel bleu&nbsp;!!! Vivement demain.<br /><br /><br /><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>3 premi&#xe8;res</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-04-27T17:02:48+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-11</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-11</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Depuis quelques jours, nous r&eacute;alisons de premi&egrave;re en premi&egrave;re. <br /><br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">La premi&egrave;re premi&egrave;re&nbsp;: envoie du spi. Notre principale acquisition de cet hiver. Un beau spi asym&eacute;trique. Avec son tangon de 7 m&egrave;tres associ&eacute;.  Nous avons profit&eacute; d&rsquo;un petit vent arri&egrave;re de 10 n&oelig;uds, d&rsquo;une mer calme et de l&rsquo;eau &agrave; courir devant pour envoyer le p&eacute;pin. Comme nous ne poss&eacute;dons pas encore tout l&rsquo;accastillage n&eacute;cessaire a son envoi, nous avons un peu &lsquo;&rsquo;bricol&eacute;&rsquo;&rsquo;. Il manque en effet, quelques poulies, remplac&eacute;es par les taquets d&rsquo;amarrages. Manque &eacute;galement une &eacute;coute, remplac&eacute;e par  2 bouts mis bout &agrave; bout. Mais, avec si peu de vent, &ccedil;a a march&eacute;. Envoi de la chaussette, d&eacute;roulement de la chaussette et hop, 190 M&sup2; en l&rsquo;air. Avec 8 n&oelig;uds  de vent, nous &eacute;tions &agrave; 6 n&oelig;uds sur le fond. Pas mal. S&eacute;quence passion. <br /></span><img class="imageStyle" alt="6 - sous spi (1) [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_01.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="6 - sous spi (7) [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_02.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="6 - sous spi (10) [800x600]" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_03.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">La deuxi&egrave;me premi&egrave;re&nbsp;: passage du cercle polaire.  Mais, pour tout vous dire, on n&rsquo;a pas tout compris. Nous &eacute;tions &agrave; ce moment au milieu des &icirc;les longeant la cote, sous spi encore, et mer plate. J&rsquo;avais lu dans un livre que le cercle polaire &eacute;tait par 66&deg;34 N.   Au bout d&rsquo;un cap, on devine une sculpture repr&eacute;sentant une mappe monde. On lit le guide marine du coin et on voit qu&rsquo;il s&rsquo;agit du passage du cercle polaire. Mais nous &eacute;tions par 66&deg; 33 N. Donc un peu t&ocirc;t. Admettons&nbsp;;   Quelques milles plus loin, au passage du cap suivant&nbsp;: nouvelle mappe monde par 66&deg;35N.  Alors, on ne comprend plus. Peut &ecirc;tre que le cercle polaire est bien par 66&deg; 34N  mais est &eacute;pais de 2 milles ?  Ce n&rsquo;est pas une simple ligne virtuelle&nbsp;? .et au fait, c&rsquo;est quoi le cercle polaire&nbsp;?  Ne serait  ce pas la limite de la journ&eacute;e ou de la nuit permanente&nbsp;? Quelqu&rsquo;un peut nous dire&nbsp;? S&eacute;quence &eacute;motion<br /></span><img class="imageStyle" alt="le cercle polaire" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_04.jpg" width="400" height="225"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">La troisi&egrave;me premi&egrave;re&nbsp;: j&rsquo;explique&nbsp;: Comme nous avons 2 copains, guides de hautes montagnes a bord, venus faire du ski de randonn&eacute;e en Norv&egrave;ge, on avait rep&eacute;r&eacute; sur les cartes un bon compromis entre les besoins des montagnards et les exigences du marin. Depuis 10 jours, nous cherchons la perle&nbsp;: de la neige assez bas pour &eacute;viter de marcher pendant des kilom&egrave;tres avant de chausser. Nous avions ainsi remarqu&eacute; que la neige &eacute;tait plus pr&eacute;sente loin des cotes, donc on avait des chances d&rsquo;en trouver en s&rsquo;enfon&ccedil;ant dans les fjords, loin de la mer ouverte. Il  fallait aussi des montagnes avec au minimum 1 000 m&egrave;tres de denivell&eacute;s, sinon, c&rsquo;est pas dr&ocirc;le.  Et puis l&rsquo;autre imp&eacute;ratif, c&rsquo;&eacute;tait le lieu de mouillage. Comme d&eacute;j&agrave; dit, en Norv&egrave;ge, il est difficile de trouver des mouillages avec peu d&rsquo;eau (entre 5 et 18 m&egrave;tres). Enfin, a force de lire, cartes, topo guide, guide de navigation, et autre revue sp&eacute;cialis&eacute;e, on avait trouv&eacute; au fond d&rsquo;un fjord, au pied d&rsquo;une montagne un coin pour poser la pioche et d&eacute;barquer les furieux.   On s&rsquo;engage, mais en arrivant au fond du fjord, impossible d&rsquo;aller plus loin.  Le pack. Enfin, j&rsquo;exag&egrave;re, de la glace.  On a mieux compris pourquoi, en entrant dans le fjord, on avait vu quelques mouettes marcher sur l&rsquo;eau. En fait, elles &eacute;taient sur des gla&ccedil;ons. Tout cela pour dire que nous avons fait go&ucirc;ter la glace a ZERO.  Et sa belle coque en aluminium a un peu grinc&eacute;e au contact des gla&ccedil;ons.  S&eacute;quence frisson. <br /></span><img class="imageStyle" alt="le pack" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_05.jpg" width="400" height="225"/><img class="imageStyle" alt="les premiers glacons" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_Spi_06.jpg" width="400" height="225"/></p>]]></content:encoded></item><item><title>Hj&#xf8;rundfjord</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-04-02T21:29:56+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-10</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/apr-2010#unique-entry-id-10</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">Samedi 27 Mars.</span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "> <br />Apres une journ&eacute;e de navigation tranquille au moteur et dans la brume, nous arrivons a Saebo&nbsp;, un petit village au fond d&rsquo;un fjord par 62.20 N  et 6.47 W , connu pour ses lieux de randonn&eacute;e. Nous arrivons en milieu d&rsquo;apr&egrave;s midi&nbsp;; on s&rsquo;amarre &agrave; un ponton de bois et il r&egrave;gne aussit&ocirc;t sur le bateau une  activit&eacute; intense. Les montagnes enneig&eacute;s autour provoquent des fourmis sous les pieds des 3 jeunes venus faire du ski en Norv&egrave;ge. Ils ont de la TNT dans les jambes et rapidement, les skis sont sortis de la soute. Eux aussi s&rsquo;&eacute;brouent et semblent  r&eacute;clamer leur dose d&rsquo;altitude.  <br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Les peaux de phoques sont pr&eacute;par&eacute;es, les arvas (appareil de recherche des victimes d&rsquo;avalanches) sont contr&ocirc;l&eacute;s. Bref, me voila pris d&rsquo;une angoisse naissante. Je vais devoir y passer mais mon &eacute;tat de forme et mes 95 kgs me laissent inquiet. Je vais devoir les suivre, enfin essayer. D&rsquo;autant que dans son &eacute;lan, Nathan remet en &eacute;tat les carres de mes ski, plut&ocirc;t rouill&eacute;s apr&egrave;s 3 ans d&rsquo;inactivit&eacute;. J&rsquo;ai pourtant tout essay&eacute;. Nathan, encore,  d&eacute;couvre ses ski &lsquo;&rsquo; fusill&eacute;s&rsquo;&rsquo;, une carre enfonc&eacute;e. .  Trop heureux, je lui propose les miens. <br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">- &laquo;&nbsp; non, non, ils vont bien tenir encore quelques jours&nbsp;&raquo;. Mince, Rat&eacute;.<br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">La m&eacute;t&eacute;o pour le lendemain n&rsquo;est pas tr&egrave;s engageante&nbsp;: pluie. Le soir, barbecue de sardines ( 300gr chacune ) sur le ponton. Voila une ambiance portugaise par 4 degr&eacute; de temp&eacute;rature. <br /><br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">Dimanche 28  Mars<br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Je suis heureux, j&rsquo;ai le bon pr&eacute;texte pour ne pas y aller&nbsp;: Il pleut. Nathan, Manu et Myriam se lancent seuls dans une petite randonn&eacute;e de remise en route. 3 heures plus tard, les voila revenu, en pleine forme apr&egrave;s 500 m&egrave;tres de d&eacute;nivel&eacute;s. La m&eacute;t&eacute;o pour demain est meilleure. Les cartes et autres topoguides parlent, une vall&eacute;e est rep&eacute;r&eacute;e. Facile et safe parait il.  Bon, on verra bien.<br /><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">Lundi 29 Mars </span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />R&eacute;veil de bonne heure. 7 heure (avec le changement d&rsquo;heure).  J&rsquo;ouvre un &oelig;il, il neige. Super, voil&agrave; &agrave; nouveau une bonne excuse. Mais la neige ne semble pas freiner leurs ardeurs.  Tout le monde s&rsquo;agite dans le bateau, christophe a d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;y aller aussi.  Devant l&rsquo;insistance et la gentillesse de tous, je me sens oblig&eacute;. Il y a 10 cm de neige sur le bateau. Tout est blanc autour de nous, sauf la mer et les d&eacute;rives oranges de ZERO. C&rsquo;est beau, mais le temps est bouch&eacute;.  Puis vient le moment incroyable&nbsp;: Lunettes, gant de ski, chaussures de ski au pied, on enjambe les fili&egrave;res du bateau. Gaffe de pas tomber, l&rsquo;eau est froide, 5 &deg;, et chauss&eacute; de chaussure de ski, je ne donne pas cher de la peau du plongeur.<br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">10 minutes de taxi plus loin et 30 euros de moins en poche, on est au d&eacute;part de la piste. Sympa les jeunes, ils m&rsquo;ont attendus. Certes le d&eacute;but &eacute;tait facile, pente l&eacute;g&egrave;re mais permanente sur 500 m&egrave;tres de d&eacute;nivel&eacute; en tout. Mais j&rsquo;ai tout de m&ecirc;me abandonn&eacute; apr&egrave;s 1 heure 30 de mont&eacute;e, au bord de l&rsquo;apoplexie. <br /></span><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100329_001" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100329_001.jpg" width="338" height="450"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100329_002" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100329_002.jpg" width="240" height="180"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100329_003" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100329_003.jpg" width="240" height="180"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Eux, continuent, et je les attends pr&egrave;s d&rsquo;un chalet, tremp&eacute;, et &eacute;puis&eacute;, trop heureux de pouvoir souffler un peu. <br />Le c&oelig;ur &agrave; 180, la mont&eacute;e a &eacute;t&eacute; belle, &agrave; travers le brouillard. Il m&rsquo;a fallu un moment pour r&eacute;aliser qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de la bu&eacute;e sur mes lunettes. En transpiration, avec le froid,  la bu&eacute;e est permanente sur mes lunettes.  Enfin, la redescente en 15 minutes m&rsquo;a laiss&eacute; les cuisses en feu. <br /></span><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100329_004" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100329_004.jpg" width="240" height="135"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100329_005" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100329_005.jpg" width="240" height="135"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Va falloir que je m&rsquo;entra&icirc;ne s&eacute;v&egrave;re. <br /><br />Demain, a priori, grand soleil, mais il y a vraiment trop de bricolage a faire sur le bateau &hellip;.. </span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Back in Bergen</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2010</category><dc:date>2010-03-20T22:21:47+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/mar-2010#unique-entry-id-9</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/mar-2010#unique-entry-id-9</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">BIB, Back in Bergen<br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />Nous part&icirc;mes plein d&rsquo;entrain un samedi 13 Mars &agrave; midi de Lyon. Apres, 50 heures de route quasiment non stop, nous retrouvons ZERO dans sa petite marina.<br /> <br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">La route fut longue et fatigante. En voiture pour cause de gros volume &agrave; emmener a bord, nous sommes mont&eacute;s avec 2 v&eacute;hicules, 1 camping car et un van Volkswagen. Pensez donc&nbsp;: 1 spi de 190 m&sup2;, 1 parapente, 4 paires de ski, autant de chaussures de ski, 20 litres de peinture pour le car&eacute;nage, des pi&egrave;ces de rechanges, et &hellip;. et &hellip;.  1 tangon de 7 m&egrave;tres pour le spi. <br />Exp&eacute;dition donc. La travers&eacute;e de l&rsquo;Allemagne fut sans int&eacute;r&ecirc;t, celle du Danemark et de la su&egrave;de invisible pour cause de nuit. Seule la remont&eacute;e de Oslo a Bergen a &eacute;t&eacute; belle et int&eacute;ressante. Nous avons ainsi pu d&eacute;couvrir l&rsquo;int&eacute;rieur du pays. </span><br /><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100314_006" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100314_006.jpg" width="240" height="180"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">ZERO donc, nous attendait sagement, recouvert de 10 cm de neige. Moment &eacute;mouvant.  Rapidement, nous avons entrepris les premiers travaux afin de le rendre vivable. Ranger la nourriture qui &eacute;tait sous l&rsquo;air chaud du chauffage pour en &eacute;viter le gel,  idem pour les produits chimiques. Remettre en place les matelas&hellip;&hellip;   dormir.<br /></span><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100315_007" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100315_007.jpg" width="240" height="180"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100315_008" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100315_008.jpg" width="240" height="180"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100315_009" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100315_009.jpg" width="240" height="180"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Le lendemain, on attaque la longue liste des travaux techniques&nbsp;: &eacute;lectricit&eacute;, chauffage, moteur, gr&eacute;ement, l&rsquo;annexe, plein d&rsquo;eau, purge des circuits &hellip;.  4 jours plein &agrave; 4. Juste l&rsquo;opportunit&eacute; de rendre visite &agrave; un ami Fran&ccedil;ais, mari&eacute; a une Norv&eacute;gienne et vivant &agrave; Bergen depuis 20 ans. L&rsquo;occasion aussi de d&eacute;guster un saumon fum&eacute;, des harengs,  et de l&rsquo;aquavit. <br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Cot&eacute; m&eacute;t&eacute;o&nbsp;: du neuf.  Nous vivons en ce moment le changement de climat, le passage de l&rsquo;hiver &agrave; l&rsquo;automne.  Seule la temp&eacute;rature a chang&eacute; en s&rsquo;&eacute;levant de 5 &agrave; 6 degr&eacute;s, la neige s&rsquo;est transform&eacute;e en pluie. Et  c&rsquo;est reparti comme en septembre. Pluie incessante mais maintenant glaciale. Le moral reste bon, car nous allons vers les beaux jours.  Je pense que je vais me faire sponsoriser  par la ville de Bergen&nbsp;: je m&rsquo;explique.  Aux dires des gens  du cru,  depuis mon d&eacute;part de Bergen fin septembre, la ville n&rsquo;a quasiment pas connu de pluie. A tel point, que les habitants commen&ccedil;aient &agrave; devoir se rationner.  Je reviens, la pluie aussi.   <br /></span><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100316_010" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100316_010.jpg" width="240" height="180"/><img class="imageStyle" alt="ZERO_Phil_20100316_011" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/ZERO_Phil_20100316_011.jpg" width="240" height="180"/><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Aujourd&rsquo;hui samedi, le bateau est quasiment pr&ecirc;t. Aucune mauvaise surprise, je suis content de ma pr&eacute;paration &agrave; l&rsquo;hivernage.  L&rsquo;hiver a pourtant &eacute;t&eacute; dur mais sec.  Le thermom&egrave;tre que j&rsquo;avais laiss&eacute; a indiqu&eacute; une temp&eacute;rature minimum de -25&deg;C &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur et de +2 a l&rsquo;int&eacute;rieur du bateau. <br />Nous avons retrouv&eacute; nos rep&egrave;res et attendons pour demain l&rsquo;arriv&eacute;e d&rsquo;amis venus faire du ski de randonn&eacute;e dans les montagnes de Norv&egrave;ge. Angelo et son &eacute;pouse, ainsi que Jean Jacques rentrent en France avec les v&eacute;hicules. Nous serons bient&ocirc;t 5 &agrave; bord.  Je pense que compte tenu de mon &eacute;tat de forme et celle des furieux qui arrivent, je vais rester &agrave; bord en attendant que les fadas s&rsquo;escagassent sur les pentes neigeuses du coin. <br /><br />Lundi, en route pour le nord, 120 milles pour arriv&eacute;e a Alesund, prochaine station de ski pour ZERO. <br />JJ et moi avons pos&eacute; le filet ce soir, attendons demain pour conna&icirc;tre le r&eacute;sultat. <br />Ce matin, 1 hareng et une sardine&nbsp;: maigre butin. <br /><br /><br /><br /><br /></span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Norv&#xe8;ge (Suite et fin)</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-10-15T15:54:18+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/oct-2009#unique-entry-id-8</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/oct-2009#unique-entry-id-8</guid><content:encoded><![CDATA[Comme cela &eacute;tait pr&eacute;vu, mon retour sur terre s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;  il y a maintenant 15 jours. Retour en France je l&rsquo;entends. Et ce pour la p&eacute;riode hivernale. Je suis donc dans l&rsquo;hexagone jusqu&rsquo;&agrave; la mi-Mars environ. Pendant ce temps, Christophe va sillonner les terres d&rsquo;Asie centrale et se consacrer &agrave; son association &lsquo;&rsquo; le chant des piste&rsquo;&rsquo;  (http://lechantdespistes.org/) qui s&rsquo;occupe entre autres de financer une &eacute;cole au N&eacute;pal. <br /><br />Les 3 derni&egrave;res semaines sur ZERO ont &eacute;t&eacute; tranquilles. Sauf que globalement, depuis la mi ao&ucirc;t, la m&eacute;t&eacute;o n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; cl&eacute;mente. La grenouille &eacute;tait souvent de sortie. Et pour tout dire, Bergen  fid&egrave;le &agrave; sa r&eacute;putation&nbsp;: pluie, pluie et pluie.  Sauf, &hellip;. sauf, lors de la pr&eacute;sence de mes amis qui pendant 1 semaine, &agrave; la mi septembre, et pendant 10 jours, ont eu droit &agrave; un soleil parfois grandiose. Et quasiment pas de  pluie.  Il y en a qui ont de la chance. &hellip;..<br />Lors de leur pr&eacute;sence, nous avons jou&eacute; les robinsons. P&eacute;chant, cueillant des champignons. Nous avons fait un festin, de moules, praires, girolles, ceps,  poissons et crabes. Alternant les mets et plats &hellip;.  <br />Nous avons par nous m&ecirc;me r&eacute;colt&eacute;s tout ces produits  &agrave; l&rsquo;exception des crabes qui nous ont &eacute;t&eacute;  donn&eacute;s par un p&eacute;cheur. Quelques 15 gros dormeurs. A la r&eacute;flexion, je pense que le p&eacute;cheur en question &eacute;tait content que nous l&rsquo;assistions dans le d&eacute;m&ecirc;lage de son filet &hellip;.  Nous avons bien mis 2 heures &agrave; 3 &agrave; d&eacute;m&ecirc;ler l&rsquo;&eacute;cheveau  &nbsp;!!!! la r&eacute;compense &eacute;tait au bout .  Lui s&rsquo;est content&eacute; d&rsquo;une lotte et d&rsquo;une sole. <br /><br />Si vous poss&eacute;dez google earth, vous pourrez voir en cliquant sur ces liens les lieux de nos p&ecirc;ches et cueillette. <br /><br />Voila, ZERO est maintenant en lieu sur a litlebergen (lien google .kmz). J&rsquo;ai d&eacute;roul&eacute; la longue liste de travaux &agrave; faire avant de le quitter. Du plus simple&nbsp;et rapide: tourner le robinet de gaz, au plus long&nbsp;: nettoyer le pont (2 jours) qui en avait bien besoin apr&egrave;s 5 mois d&rsquo;utilisation sans r&eacute;elle pr&eacute;caution, en passant par le plus surprenant sur un bateau&nbsp;: retirer la chemin&eacute;e.  En parall&egrave;le de ces travaux, j&rsquo;&eacute;tablissais la liste des choses que nous aurons &agrave; faire lors de nos retrouvailles. Entre 1 semaine et 15 jours de travail&hellip;  sans compter les mauvaises surprises possibles.  Je me suis souvent pos&eacute; des questions, li&eacute;s a la pr&eacute;sence de gel ou pas.  Devais je purger tout les circuits d&rsquo;eau&nbsp;?  Apres m&rsquo;&ecirc;tre renseign&eacute; et malgr&eacute; des avis partag&eacute;s, je me suis fais la conviction que, en &nbsp;pr&eacute;sence du gulf stream, l&rsquo;eau de la mer ne descendait pas en dessous de 6 degr&eacute;. Donc tout ce qui &eacute;tait sous le niveau de la mer et sous les planchers &eacute;tait prot&eacute;g&eacute; du gel. Par contre tout ce qui &eacute;tait au dessus du niveau de l&rsquo;eau et donc soumis au vent parfois tr&egrave;s froid pouvait geler. J&rsquo;ai donc pos&eacute; 2 radiateurs chauffants, r&eacute;gl&eacute;s en hors gel, et judicieusement plac&eacute;s. Les produits chimiques et la nourriture restante rassembl&eacute;s au m&ecirc;me endroit&hellip;.  Me restait le grand coffre arri&egrave;re, non isol&eacute; et &agrave; la fois sous et au dessus du niveau de l&rsquo;eau. Quelle temp&eacute;rature va t il y faire&nbsp;?  Myst&egrave;re. D&rsquo;autant que j&rsquo;y ai laiss&eacute; le petit moteur de l&rsquo;annexe.  <br /><br />Cessons ces consid&eacute;rations techniques. Mais pour vous dire que pr&eacute;parer le bateau n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; simple&nbsp;!!!<br /><br />Nous avons maintenant a peu pr&egrave;s &eacute;tabli le programme de l&rsquo;ann&eacute;e 2010.<br />Avril&nbsp;: navigation depuis Bergen vers les Lofoten et ski au Lofoten<br />Mai&nbsp;: ski et navigation au Lofoten<br />Juin&nbsp;: je serai tout seul (Chris en France), donc libre &hellip;..  Ouvert a tous<br />Juillet &ndash; ao&ucirc;t&nbsp;: Spitzberg<br />Ao&ucirc;t  &ndash; D&eacute;c.&nbsp;2010: navigation (tranquille) entre la Norv&egrave;ge et le Cap Vert via la France. <br /><br /> Autres nouvelles&nbsp;:<br /><br />1 &ndash; Nous cherchons un 3 eme partenaire pour notre projet. Christophe souhaite revendre une partie de ses parts dans le bateau. A tout hasard &hellip;.<br />2 &ndash; Je vais me consacrer &agrave; la recherche de sponsor &hellip;  pour financer un spi, entre autre.<br />3 &ndash; Nous allons adh&eacute;rer &agrave; l&rsquo;association de l&rsquo;architecte de ZERO. Pendant quelques temps, ZERO sera la base de vie de gens d&eacute;sireux de naviguer et skier dans ces lieux peu communs. 5 a 6 personnes en m&ecirc;me temps pendant 2 &agrave; 3 semaines. <br />4 &ndash; Nous pr&eacute;parons certains articles qui para&icirc;tront dans la presse sp&eacute;cialis&eacute;e. ZERO intrigue et &eacute;tonne beaucoup de monde.  En collaboration avec l&rsquo;archi, le gr&eacute;eur, le chantier et l&rsquo;am&eacute;nageur,  Loisirs Nautiques devrait parler de ZERO dans les mois prochains.<br /><br />Voila, je vais cesser  mes r&eacute;cits sal&eacute;s pour quelques temps &hellip;.  <br />]]></content:encoded></item><item><title>Norv&#xe8;ge (en solo)</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-09-15T15:49:43+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/sep-2009#unique-entry-id-7</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/sep-2009#unique-entry-id-7</guid><content:encoded><![CDATA[Je crois que je vais r&eacute;viser mon opinion sur la Norv&egrave;ge. A plusieurs reprises, je vous ai vant&eacute; les conditions m&eacute;t&eacute;o. Pas franchement bonnes, mais pas non plus d&eacute;plorables. Or, depuis 5 jours, il ne cesse de pleuvoir. Une pluie froide et p&eacute;n&eacute;trante qui vous transperce le meilleur des gore tex. .  Mais pire que tout,  elle est  incessante. <br />Je suis certain  que la totalit&eacute; des d&eacute;pressions qui traversent l&rsquo;atlantique en se gorgeant d&rsquo;eau chaude du gulf stream se vident ici. Ils ont connus un mois de Mai et Juin superbes, sans une goutte d&rsquo;eau pendant 8 semaines. On est en train d&rsquo;&eacute;quilibrer les statistiques. <br /><br />J&rsquo;ai du respect pour les Norv&eacute;giens locaux. Et surtout les Norv&eacute;giennes. Certes la plupart sont &eacute;quip&eacute;s de bottes et de parapluie. Mais il n&rsquo;est pas rare d&rsquo;en voir en ballerine, d&eacute;collet&eacute; profond, quand nous ne sortons qu&rsquo;&eacute;quip&eacute; en playmobile, c'est-&agrave;-dire en cir&eacute;s de la t&ecirc;te au pied. Quasiment en tenue de plong&eacute;e. <br /><br />Autre cons&eacute;quence, tout aussi p&eacute;nible, il r&egrave;gne dans le bateau une sale odeur. Nous revenons r&eacute;guli&egrave;rement de balade tremp&eacute;, de la t&ecirc;te au pied,  les v&ecirc;tements s&egrave;chent un peu partout, et les chaussures aussi &hellip;&hellip;  Je ne parle pas des chaussettes.&nbsp;!!!! Comme il est impossible d&rsquo;ouvrir le moindre capot sans prendre une douche, c&rsquo;est assez p&eacute;nible. Il va falloir que je rem&eacute;die &agrave; ce point  avant l&rsquo;arriv&eacute;e de la famille Azemar. <br /><br />Je dois vous parler de la Norv&egrave;ge. Je suis r&eacute;ellement &eacute;tonn&eacute; par le respect et la civilit&eacute; de ces gens. Les maisons sont sans barri&egrave;res, sans volets. Lorsqu&rsquo;ils quittent leur maison de campagne, ils retirent leur drapeau national. Ce qui montre que la maison est vide. Pas de cambriolage&nbsp;!!!<br /><br />Mais le plus &eacute;tonnant est a venir. L&rsquo;autre jour, nous avons pris le bus a la gare routi&egrave;re de bergen pour rep&eacute;rer un lieu d&rsquo;hivernage pour ZERO. Au d&eacute;tour d&rsquo;un pilier de b&eacute;ton, je vois au sol, une 20 aine de t&eacute;l&eacute;phones portables. Je m&rsquo;approche, ils &eacute;taient tous branch&eacute;s au secteur en cours de recharge. Personne pour les surveiller. Il &eacute;tait midi, leurs propri&eacute;taires devaient &ecirc;tre au Mac do a cot&eacute;. Situation impensable en France. J&rsquo;imagine &hellip;. <br /><br />Autre anecdote. Hier, je me promenais seul dans Bergen. Au d&eacute;tour d&rsquo;une rue, je vois ce qui ressemble &agrave; un cin&eacute;ma. Comme il pleuvait (tiens encore), je me suis dis que j&rsquo;allais m&rsquo;y abriter quelques temps. Surprise, en fait il s&rsquo;agissait d&rsquo;une sorte de cit&eacute; des sciences r&eacute;serv&eacute;e aux enfants. J&rsquo;entre et commence &agrave; regarder toutes les exp&eacute;riences, et les enfants avec. Content, les explications &eacute;taient en Norv&eacute;giens et en anglais.   Je m&rsquo;&eacute;merveille que ce genre d&rsquo;endroit si intelligemment fait soit gratuit, en libre service avec des enfants qui ne se battent pas pour jouer. Quel sens de la culture et de l&rsquo;instruction.&nbsp;!! J&rsquo;y suis bien rest&eacute; 2 heures. Ce matin, en lisant le guide sur Bergen, je m&rsquo;aper&ccedil;ois que ce site est bien connu et r&eacute;pertori&eacute;.  Et que l&rsquo;entr&eacute;e est de 135 NOK ( 15 euros&nbsp;!!!!) pour les adultes .  En r&eacute;fl&eacute;chissant, je r&eacute;alise maintenant que je suis pass&eacute; dans une sorte de sas sans personne pour contr&ocirc;ler quoi que ce soit. Personne ne m&rsquo;a rien demand&eacute;. Et je revois maintenant la longue file des gens prenant leur billet. J&rsquo;avais imagin&eacute; un stand de Pop Corn pour le cin&eacute;ma. Pourrions nous imaginer cela en France&nbsp;? <br /><br />Bon, nous avons trouv&eacute; le lieu de repos pour ZERO. Une petite marina ou il passera l&rsquo;hiver bien au chaud. Enfin, fa&ccedil;on de parler. Liltebergen par&nbsp;:    60&deg;32'23.62"N et   5&deg;14'33.16"E<br /><br /><strong>Jeudi 3 septembre 09</strong><br /> <br />2 bonnes nouvelles aujourd&rsquo;hui. <br />- 1 -  il fait beau.  Un grand soleil sans nuage. Le ciel a &eacute;t&eacute; lessiv&eacute;. Pourvu que &ccedil;a dure.<br />- 2 - on a trouv&eacute; l&rsquo;origine de la sale odeur. 1 paire de chaussette de Christophe &eacute;gar&eacute; dans un coin du bateau.  Malgr&eacute; 2 lavages intensifs, elles sentaient encore sur leur fil de s&eacute;chage.  Bon, et puis avec ce soleil revenu, on peut tout ouvrir et ventiler.  Ahhhhh. Qu c&rsquo;est bon.<br /><br /><strong>Mardi 8 septembre</strong>&nbsp;:<br /><br />Christophe est parti le 7 septembre, j&rsquo;ai des amis qui viennent du 11 au 21. Il me restera 1 semaine pour le pr&eacute;parer &agrave; l&rsquo;hibernation. La liste est longue &hellip;  il faut prot&eacute;ger tout ce qui doit l&rsquo;&ecirc;tre du gel. Il y aura bien un chauffage &eacute;lectrique dans le bateau, mais je ne sais pas jusqu'&agrave; quelle temp&eacute;rature cela peut descendre dans le coin. <br />Vider les r&eacute;servoirs, purger les circuits, regrouper la bouffe pr&egrave;s du chauffage, ouvrir les coffres, les coussins, fermer gaz , eau &hellip;.  Ranger l&rsquo;annexe et son moteur, &hellip; Allez, 1 semaine de travail. <br />]]></content:encoded></item><item><title>Norv&#xe8;ge (Suite)</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-08-28T18:26:59+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-6</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-6</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Nous continuons de fl&acirc;ner de mouillage en mouillage au milieu des fjords et des &icirc;les Norv&eacute;giennes. Les d&eacute;placements se font toujours au moteur, parfois assist&eacute; du g&eacute;nois. Au milieu des collines et des montagnes, il n&rsquo;y a pas de vent. Quand il y en a un peu, le jeu du rase caillou, les passes &eacute;troites, nous interdisent de mettre les voiles. Trop &eacute;troit, trop sinueux, trop pr&egrave;s des cotes, vent trop variable, trop dangereux, &hellip;.  De temps en temps, lors de la travers&eacute;e d&rsquo;un grand fjord, on d&eacute;roule le g&eacute;nois, pour 1 heure ou 2. Maxi.<br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />Les mouillages sont splendides. Mais ils exigent de nous une grande pr&eacute;paration &agrave; la table &agrave; carte pour d&eacute;tecter les bons endroits. Plusieurs raisons &agrave; cela. <br /><br />1 &ndash; la nature des fonds, et surtout, l&rsquo;importance des fonds. Comme je l&rsquo;ai dis dans le pr&eacute;c&egrave;dent mail, les fonds sont vites importants en Norv&egrave;ge.&nbsp; Il est rare de trouver l&rsquo;endroit id&eacute;al avec 5 &agrave; 10 m&egrave;tres d&rsquo;eau sous la quille.  Quelques fois, on essaie, on jette l&rsquo;ancre, on d&eacute;roule la cha&icirc;ne, et on s&rsquo;aper&ccedil;oit qu&rsquo;on recule &agrave; 5 m&egrave;tres des roches &hellip;.Alors,  on renonce. <br />- &lsquo;&rsquo; je le sens pas celui la&rsquo;&rsquo;<br /></span><span style="font:12px &#39;Lucida Grande&#39;, LucidaGrande, Verdana, sans-serif; ">- </span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&lsquo;&rsquo;Moi, non plus, on essaie le suivant&nbsp;?&rsquo;&rsquo;<br /></span><span style="font:12px &#39;Lucida Grande&#39;, LucidaGrande, Verdana, sans-serif; ">- </span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">&lsquo;&rsquo;OK&rsquo;&rsquo;<br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />On remonte et on va voir ailleurs. Vive le guindeau &eacute;lectrique.<br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />2 &ndash; Les passes sont parfois, pour ne pas dire souvent, travers&eacute;es par des ponts (17&nbsp;000 en tout en Norv&egrave;ge) ou par des lignes haute tension. Les hauteurs libres (vertical clearance sur les cartes) sont bien indiqu&eacute;es sur nos cartes. Mais il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;en oublier une.&nbsp;!!!! <br /><br />Nous avons pass&eacute; un week-end entier &agrave; Bergen. Cela faisait la 2i&egrave;me fois que nous abordions ce port. Surprise, la premi&egrave;re fois, nous &eacute;tions quasiment seul. Cette fois ci, le port &eacute;tait bond&eacute;. Que se passe t il&nbsp;?  <br />Le code de la route Norv&eacute;gien est draconien. 0&deg; d&rsquo;alcool dans le sang pour conduire. Autant dire, que, si vous prenez le volant apr&egrave;s avoir mang&eacute; un fruit un peu trop m&ucirc;r, vous vous retrouvez au poste avec 50&nbsp;000&nbsp;NOK d&rsquo;amende&nbsp;!!!  Alors, les locaux ont trouv&eacute; la parade. Le week-end, ils arrivent tous en bateaux &agrave; moteur, font la f&ecirc;te &agrave; Bergen et plut&ocirc;t que de risquer un retrait de permis, dorment sur leur bateau avant de repartir le lendemain&hellip;.   Il faut dire que le bateau est indispensable ici. En France, les familles ont une deuxi&egrave;me voiture, ici, ils ont un bateau, souvent en 1ier, et parfois en second moyen de locomotion.<br />A propos, je ne sais pas o&ugrave; ils trouvent l&rsquo;alcool de leurs f&ecirc;tes&nbsp;!!!!<br /><br />M&eacute;t&eacute;o&nbsp;: variable, Nous avons connu &agrave; Bergen nos premiers 2 jours de pluie cons&eacute;cutifs et incessantes. Pas cool. Surtout qu&rsquo;elle est fra&icirc;che et quand il pleut ici, &ccedil;a ne fait pas semblant. Hier en revanche, la journ&eacute;e a &eacute;t&eacute; splendide. Du soleil, &agrave; se faire bronzer sur le pont. <br /><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">Mercredi 19 Ao&ucirc;t.</span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /><br />Les amis, la p&ecirc;che, c&rsquo;est un m&eacute;tier &hellip;.  Et c&rsquo;est un amateur comme moi qui vous le dit.  Les &eacute;v&eacute;nements de ce matin le prouvent. <br />Cela faisait plusieurs fois que nos diff&eacute;rentes rencontres parlaient de filets pos&eacute;s le soir dans les mouillages et relev&eacute;s le matin. Bon,&nbsp;&hellip;  Aussi, avions nous r&eacute;cup&eacute;r&eacute; un vieux filet abandonn&eacute; tra&icirc;nant sur un quai &agrave; Lerwick (Shetlands). Apr&egrave;s plusieurs tentatives infructueuses, nous l&rsquo;avions laiss&eacute; &agrave; notre tour sur un quai de Bergen. Puis, une conversation un peu plus fertile avec un autochtone m&rsquo;a convaincu. Il fallait que j&rsquo;investisse dans un filet moderne les 700 NOK soit 80 euros tout de m&ecirc;me. Hier midi, tout heureux avec mon nouveau jouet (comme le dit Christophe), nous partons Marie et moi poser le dit filet. Il nous a bien fallu 1 heure pour rep&eacute;rer l&rsquo;endroit, le positionner, fixer la bou&eacute;e, tout v&eacute;rifier &hellip;.  23 heures apr&egrave;s, ce matin donc, relevage du filet, Marie et moi. Suspense &hellip;..<br /><br />1 maquereau, 2 maquereaux, 1 hareng, 2 harengs, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10&hellip;.  Total&nbsp;: 7 maquereaux, 3 &eacute;normes sardines, 21 harengs, et 8 divers, soit en tout 15 kilos de poisson. <br />Bilan des courses, 2 heures &agrave; d&eacute;m&ecirc;ler le filet, 3 heures &agrave; vider et pr&eacute;parer les poissons, l&rsquo;apr&egrave;s midi a mitonner quelques plats&nbsp;!!!  Atelier poisson sur ZERO et odeur de poiscaille tenace.<br />Comme la veille, j&rsquo;avais ramass&eacute; une &eacute;norme quantit&eacute; de praires, nous avons de quoi manger pour quelques temps. Sans compter le renne que Christophe a achet&eacute; &agrave; Bergen.<br /><br />Quand je pense aux Angelo, Jerry, Pierre, R&eacute;mi, Thierry, Herv&eacute;, Lionel &hellip;.  Qui se sont succ&eacute;d&eacute;s &agrave; bord  et qui sont repartis broucouille &hellip;.. Les pauvres.<br /><br />Jacques de l&rsquo;Adrien&nbsp;et Tanguy de Galapiat qui naviguent en m&eacute;diterran&eacute;e en ce moment : message personnel pour vous. <br />Depuis notre arriv&eacute;e en Norv&egrave;ge, il y a maintenant 16 jours, nous n&rsquo;avons fait&nbsp;, hormis Bergen,  que des mouillages. &hellip;.. solitaires.  Et pour tout vous avouer, nous souhaiterions maintenant avoir des compagnons de mouillage. On guette le bateau arrivant. Parfois, on en voit passer au loin, esp&eacute;rant qu&rsquo;il s&rsquo;arr&ecirc;tera pr&egrave;s de nous. Jamais. Chose impensable en M&eacute;diterran&eacute;e o&ugrave; on recherche plut&ocirc;t le mouillage solitaire. <br /><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">dimanche 23 ao&ucirc;t 2009</span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /><br />Nous n&rsquo;en finissons pas de manger ces 15 kgs de poisson. A 3 , c&rsquo;est beaucoup. On a pr&eacute;par&eacute;, 1 brandade, 1 BBQ, 2 fois &agrave; la po&ecirc;le. Et pour finir le tout, marie a pr&eacute;par&eacute; 2 &eacute;normes bocaux de Rollmops.   Je crois qu&rsquo;on ne va pas poser le filet de si t&ocirc;t&nbsp;!!!  Ou si on le fait, on ne le laissera que 2 &ndash; 3 heures maxi. Le temps de prendre ce dont on a strictement besoin. <br /><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; font-weight:bold; font-weight:bold; ">lundi 24 ao&ucirc;t 2009</span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /><br />De retour d&rsquo;une balade, 1 heure, Une belle po&ecirc;l&eacute;e de Girolles. Plein d&rsquo;autre champignon, en quantit&eacute; incroyable. Des ceps, des bolets &hellip;.  Des inconnus. Nous attendons avec impatience le livre de champignon que Michel va nous amener. <br />En Norv&egrave;ge, la nature est dure, surtout en hiver, mais elle sait se montrer g&eacute;n&eacute;reuse. Des poissons, des crustac&eacute;s, des champignons,  des baies &hellip;..  Les Norv&eacute;giens ne mourront jamais de faim.  Nous non plus d&rsquo;ailleurs par ces temps qui courent. .  <br /><br />A Vik, dans le plus grand fjord de Norv&egrave;ge, nous sommes &agrave; notre point le plus &eacute;loign&eacute; de Bergen. Demain, nous rebroussons chemin, en esp&eacute;rant que le vent de 40 n&oelig;uds que nous avons essuy&eacute; cette nuit et aujourd&rsquo;hui se maintienne. Le bougre nous a r&eacute;veill&eacute; a 1 heure du matin, et nous a tenu en &eacute;veil jusqu&rsquo;au petit jour. L&rsquo;ancre chassant, nous &eacute;tions tout de m&ecirc;me a moins de 10 m&egrave;tres de la cote. Dans la nuit noire, le projecteur nous a  r&eacute;v&eacute;l&eacute; les rochers bien trop proches &agrave; notre go&ucirc;t. Inquiets, apr&egrave;s r&eacute;flexion, et sans envie de remonter l&rsquo;ancre par 10&deg;C, et ce vent fou,  nous avons r&eacute;gl&eacute; l&rsquo;alarme de mouillage au plus juste. Si bien, que l&rsquo;&eacute;vitage faisant, nous avons &eacute;t&eacute; r&eacute;veill&eacute; toute les &frac12; heure. Finalement, tout s&rsquo;est bien fini. Pas de d&eacute;g&acirc;ts, pas de bobo &agrave; ZERO. Nous avons remont&eacute; l&rsquo;ancre ce matin. Elle &eacute;tait tellement enfonc&eacute;e dans la vase, que j&rsquo;ai cru que le guindeau ne pourrait pas l&rsquo;arracher. Les 3000 watts ont  fini par la remonter, avec quelques kgs de boue et d&rsquo;algues accroch&eacute;s.  <br /><br /><br /></span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Shetlands - Norv&#xe8;ge</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-08-28T18:23:49+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-5</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-5</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Bon, finalement, je n&rsquo;ai pas envoy&eacute; de photos suppl&eacute;mentaires de Lerwick, capitale des Shetlands, comme je l&rsquo;avais promis. Pas eu le temps malgr&eacute; la connexion wifi pirate qui, finalement a bien march&eacute; durant tout notre s&eacute;jour. <br />En revanche, il s&rsquo;est pass&eacute; quelque chose d&rsquo;assez &eacute;tonnant. Durant toute la p&eacute;riode du chantier de ZERO, nous nous faisions conseiller par diff&eacute;rents amis ou connaissances quant aux choix techniques &agrave; retenir. Parmi eux, 2 ont &eacute;t&eacute;s importants pour nous. L&rsquo;architecte, Peter Gallinelli,  bien s&ucirc;r, qui navigue sur son int&eacute;gral 43 (IMRAM) depuis de nombreuses ann&eacute;es maintenant, autour du 60 N et bien au del&agrave;, et des amis de Romans qui, en m&ecirc;me temps que nous se construisaient un bateau semblable au notre, du moins dans l&rsquo;esprit et la taille (FREDOYA). (</span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; color:#0000FF;"><u><a href="http://site.voila.fr/fredoya/">http://site.voila.fr/fredoya/</a></u></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">).<br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Et bien, chose incroyable, IMRAM , FREDOYA , et ZERO se sont retrouv&eacute;s en m&ecirc;me temps &agrave; Lerwick &hellip;.<br />Peter arrivait d&rsquo;Ecosse et montait &agrave; Bodo en Norv&egrave;ge.  Fredoya arrivait des Acores, et en transit &agrave; Lerwick pour Trondheim o&ugrave; ils vont vivre 2 ans.   Visites des bateaux r&eacute;ciproques, canons &agrave; boire, repas, grand bonheur de tous se retrouver pour partager exp&eacute;riences et lieux de mouillage &agrave; ne pas rater. <br /><br />C&rsquo;est &agrave; cette occasion, que j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; une premi&egrave;re pour moi. Pour &ecirc;tre honn&ecirc;te, si j&rsquo;avais pu, j&rsquo;aurais &eacute;vit&eacute;. J&rsquo;ai mang&eacute; de la baleine. Invit&eacute;, je ne pouvais refuser cette gentille attention. Le go&ucirc;t&nbsp;?  Cuisin&eacute; comme un steak de b&oelig;uf, cela en a la consistance, l&rsquo;aspect, et le go&ucirc;t entre celui du thon rouge et du b&oelig;uf.  La Norv&egrave;ge fait partie avec le Japon des nations qui pratiquent encore cette  chasse. Animal prot&eacute;g&eacute;, j&rsquo;ai eu quelques scrupules &agrave; en manger &hellip;  <br /><br />Puis vint le temps de se dire au revoir. Pour nous, 180 miles nous s&eacute;parent de Bergen en Norv&egrave;ge. On attend une fen&ecirc;tre m&eacute;t&eacute;o favorable et nous voil&agrave; parti. Et, la fen&ecirc;tre fut bonne, au pr&egrave;s bon plein, 15&nbsp;- 20 n&oelig;uds de vent, nous avons aval&eacute; d&rsquo;une traite, d&rsquo;un bord,  la distance en 23 heures. Soit, une quand m&ecirc;me belle moyenne de 7,8 n&oelig;uds. Les ronchons feront la fine bouche en &eacute;voquant les 907 miles en 24 heures, align&eacute;s par Pascal Bidegorry sur son catamaran g&eacute;ant &hellip;. Mais, il faut se souvenir que 7,8 n&oelig;uds &eacute;tait pratiquement le record avec Matins Bleus. Bref, on a bien astiqu&eacute; pendant 23 heures. <br />Et cela dans un champ de mines, ou plut&ocirc;t dans un champ p&eacute;trolif&egrave;re. Au milieu des   plateformes p&eacute;troli&egrave;res. Bon, pour tout vous dire, on en a vu 4&nbsp;; On aurait pu faire mieux aurait dit Coluche, mais on n&rsquo;&eacute;tait pas en forme, ou plut&ocirc;t, la m&eacute;t&eacute;o et la visibilit&eacute;, en particulier, n&rsquo;&eacute;tait pas bonne. Mais c&rsquo;&eacute;tait impressionnant tout de m&ecirc;me. Nous avons m&ecirc;me &eacute;t&eacute; escort&eacute; par un gros bateau &lsquo;&rsquo; rescue Boat&rsquo;&rsquo; durant 3 heures, &hellip;  Des fois que nous aurions voulu nous faire sauter sur l&rsquo;une d&rsquo;elles. En tout cas, on ne sent pas seul dans ces parages (voir la photo d&rsquo;&eacute;cran ci-dessous).<br /></span><img class="imageStyle" alt="site zero" src="http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/site zero.jpg" width="548" height="343"/><br /><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Jeudi 6 Aout&nbsp;: Nous voici arriv&eacute;s en Norv&egrave;ge. Les premiers mouillages sont prometteurs. Choses &eacute;tonnantes, il y fait chaud, 23 &deg;, l&rsquo;eau est, tr&egrave;s certainement sous l&rsquo;effet du gulf stream, &agrave; 18 &deg;. Certes, il ne fait pas tr&egrave;s beau, mais il ne pleut pas. Je pense qu&rsquo;une vie de ZERO ne serait pas suffisante pour pratiquer tous les mouillages de Norv&egrave;ge. Il semble  y en avoir partout. Somptueux, isol&eacute;s, vierges, calmes, bref, tout pour plaire. <br /><br />Nous sommes arriv&eacute;s hier, un peu fatigu&eacute;s par ces 23 heures de navigation muscl&eacute;e. Au 1er mouillage possible, on tourne a gauche et on jette la pioche. Sieste. On verra demain.<br />Ce matin, tout excit&eacute;, je monte dans l&rsquo;annexe pour d&eacute;couvrir les environs. Et bien, vous me croirez si vous voulez, je me suis perdu. J&rsquo;ai mis un temps fou, et un stress naissant &agrave; retrouver le bateau dans ce d&eacute;dale d&rsquo;&icirc;les et d&rsquo;&icirc;lots. Comme si, Dieu, dans sa grande mansu&eacute;tude avait jet&eacute; une pleine main de confettis sur ce pays. Des milliers d&rsquo;&icirc;les et d&rsquo;&icirc;lots. <br /><br />Nous redoublons d&rsquo;effort pour p&eacute;cher, encourag&eacute; par toutes nos rencontres qui nous ont fait saliver par leur r&eacute;cit de capture. Aussi, avons-nous investi &agrave; Lerwick en mat&eacute;riel moderne. On pose m&ecirc;me des filets maintenant. Mais, je vous rassure, nous ne faisons aucun mal au poisson. Pour le moment, aucun n&rsquo;est venu satisfaire nos papilles. L&rsquo;espoir fait vivre. Mais en attendant, j&rsquo;aimerais bien que certains passent &agrave; la casserole. <br /><br />Samedi 8 Ao&ucirc;t&nbsp;: Mince, nous sommes all&eacute;s trop loin. Cap &agrave; l&rsquo;Est, entrant dans les terres, zigzagant au milieu des &icirc;les, et des &icirc;lots, nous p&eacute;n&eacute;trons les fjords Norv&eacute;giens. Au d&eacute;tour de cap, le d&eacute;cor change. Des paysages alpins, des ruisseaux, des collines et des prairies verdoyantes d&eacute;valant la pente jusqu&rsquo;au bord de l&rsquo;eau, sal&eacute;e ne l&rsquo;oublions pas. On se croirait en haute savoie. Plus loin, des falaises   ressemblant &agrave; l&rsquo;image que j&rsquo;ai de la baie d&rsquo;Along. <br />Pourtant, il est une difficult&eacute; que nous n&rsquo;avions que rarement rencontr&eacute;e jusque l&agrave;. Les fonds sont importants. Pour mouiller dans 5 &agrave; 10 m&egrave;tres d&rsquo;eau, comme c&rsquo;est la r&egrave;gle, il faut s&rsquo;approcher de la c&ocirc;te, quasiment &agrave; la toucher. Si on s&rsquo;&eacute;loigne, on trouve vite 30, 40 voire 100  m&egrave;tres d&rsquo;eau. Beaucoup trop. Alors, on cherche le compromis, pas trop pr&egrave;s pour ne pas s&rsquo;&eacute;chouer si le vent vient  &agrave; changer, pas trop loin pour ne pas devoir mettre 100 m&egrave;tres de cha&icirc;ne. Heureusement, il n&rsquo;y a pas de vent au milieu de ces hautes montagnes. C&rsquo;est m&ecirc;me le calme plat. <br /><br />Mercredi 12 Ao&ucirc;t&nbsp;: Je reprend ce mail alors que nous venons de passer quelques jours dans diff&eacute;rents mouillages et &agrave; Bergen. 1i&egrave;re impression, la Norv&egrave;ge est fid&egrave;le a sa r&eacute;putation. 3i&egrave;me pays le plus riche de la plan&egrave;te, &ccedil;a se voit. Mon &eacute;talon me le confirme. Le menu Big Mac est &agrave; 11 euros, quand il &eacute;tait &agrave; 5 au Portugal (de m&eacute;moire &agrave; 6-7 en France).&nbsp;; Tout est hors de prix, le moindre plat &agrave; la cabane a frite du coin est &agrave; 20 euros.  Je ne vous parle pas de l&rsquo;alcool. Ici, c&rsquo;est la prohibition. Rien au-dessus de 4,5&deg;. Seuls quelques bi&egrave;res sont commercialis&eacute;es au supermarch&eacute; local et vendues au prix de l&rsquo;or&nbsp;!<br />Bergen est une ville jolie et agr&eacute;able. Il y pleut 300 jours par an, certes, mais il ne pleut pas 24h/24. Seulement quelques minutes, au pire quelques heures par jour. Nous n&rsquo;avons pas encore eu le temps de profiter de la ville, mais il semblerait qu&rsquo;il y ait plein de choses  &agrave; visiter. Ville touristique aussi, avec ses &eacute;normes paquebots qui d&eacute;versent ses flots d&rsquo;allemands et d&rsquo;am&eacute;ricains globalement tous bedonnants et aux tempes grisonnantes.<br /><br />Cot&eacute; navigation, c&rsquo;est tranquille. Plut&ocirc;t trop. Pas de vent, Nanni a pris le relais. Au mieux, on d&eacute;roule le g&eacute;nois pour l&rsquo;aider. La mer est bien s&ucirc;r totalement plate au milieu de ces &icirc;les. Les seules vagues perturbantes sont celles des bateaux crois&eacute;s. On a pris nos habitudes, on range de moins en moins. Les choses ne risquant pas de tomber, elles trouvent leur place sur des endroits inhabituels. <br />Les paysages sont ici somptueux. Il n&rsquo;y a pas de mots pour les d&eacute;crire. Majestueux avec ces hautes montagnes encore couvertes de neiges. Bucoliques, avec ces &icirc;lots minuscules et en quantit&eacute; incroyables. Une constante pourtant&nbsp;: le calme. Souvent, le matin, au r&eacute;veil, on est pris de vertige. L&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du paysage se refl&egrave;te &agrave; la perfection sur la mer. Pas une ride, pas un souffle, un v&eacute;ritable lac de montagne.<br /></span></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br /></span><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Vendredi 14 Ao&ucirc;t <br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />CHAMPAGNE&hellip;&hellip;&nbsp;!!!!<br /><br />Lionel, pers&eacute;v&eacute;rant dans sa mission, et apr&egrave;s de multiples d&eacute;convenues et d&eacute;ceptions a attrap&eacute; un poisson. Une belle morue de 4 kg au moins. Fi&egrave;re de lui, mais tout de m&ecirc;me furieuse qu&rsquo;il ait p&eacute;ch&eacute; une aussi belle morue&nbsp;(!!!), son amie, Johanne a n&eacute;anmoins consenti &agrave; la vider et &agrave; la pr&eacute;parer. De belle taille, elle nous a fait le repas du soir.  Comme dans le m&ecirc;me temps, j&rsquo;avais ramass&eacute; une &eacute;norme quantit&eacute; de moules sur les rochers, nous avons fait un festin.  Puisse cette soir&eacute;e en augurer de semblables par la suite. Ceci s&rsquo;est pass&eacute; dans un mouillage charmant, recommand&eacute; par un Norv&eacute;gien rencontr&eacute; par hasard lors d&rsquo;une escale &agrave; Fair Island, au sud de Bergen. Il est marqu&eacute; d&rsquo;une croix rouge sur notre traceur de carte &hellip;.<br /><br /><br /></span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Ecosse</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-08-02T21:39:06+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-4</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-4</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; ">Nous venons de finir de traverser le canal cal&eacute;donien. Ce canal relie la mer d&rsquo;Irlande &agrave; l&rsquo;ouest &agrave; la mer du nord a l&rsquo;est. Il nous a ainsi &eacute;vit&eacute; de faire le grand tour par le nord de l&rsquo;&eacute;cosse. Navigation probablement belle mais aussi assez dangereuse. Les courants y sont parmi les plus violents au monde. Et puis faire faire une petite navigation en eau douce a ZERO nous plaisait bien. Alors, la sortie de l&rsquo;eau sal&eacute;e s&rsquo;est faite &agrave; Fort William. Quelques &eacute;cluses plus loin et nous &eacute;tions a 50 m&egrave;tres d&rsquo;altitude en eau douce. Un canal, somme toute banal en lui-m&ecirc;me mais au milieu des hautes collines &eacute;cossaises. Un amarrage a un ponton, un autre au pied d&rsquo;un ch&acirc;teau sur  le Loch Ness, un barbecue improvis&eacute; sur l&rsquo;herbe tondue fra&icirc;che comme seul savent le faire les anglais. <br />4 lochs, 3 jours, quelques kilom&egrave;tres de canal plus loin, et nous sommes arriv&eacute;s a Inverness. Les portes de la mer du nord. Entre temps, nous avons navigu&eacute; sur le loch Ness. Sans y avoir vu de monstre. Mais, il est vrai,  mon ami Jacques me l&rsquo;a fait remarquer, il n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;apr&egrave;s la premi&egrave;re bouteille de scotch. Alors, comme le dit le proverbe (de moi)   Whisky pas bu, monstre pas vu. <br /></span></p><p style="text-align:left;"><span style="font:12px Arial, Verdana, Helvetica, sans-serif; "><br />Outre cet aspect, naviguer sur le canal a &eacute;t&eacute; un vrai plaisir. De tr&egrave;s beaux paysages, du soleil (enfin), de l&rsquo;eau douce a profusion, pas de g&icirc;te, et la magie des &eacute;cluses.   Nous avons m&ecirc;me mis les v&eacute;los a terre pour suivre le bateau sur le chemin de halage. Tr&egrave;s plaisant.<br /><br />Nous y avons exp&eacute;riment&eacute; une nouvelle fa&ccedil;on de faire la lessive. Trop heureux de cette eau douce en abondance, nous nous sommes tous jet&eacute; sur la lessive pour une petite remise au propre de nos affaires personnelles. Fain&eacute;ant de nature, le rin&ccedil;age s&rsquo;est fait en tra&icirc;nant nos v&ecirc;tements dans le sillage de ZERO.  Quelques minutes plus loin. Tout &eacute;tait parfait. <br /><br />Nous sommes maintenant proche des 60&deg; Nord. Ce qui vent dire, que les jours ne sont pas tout a fait les m&ecirc;me qu&rsquo;en France en ce moment. Ici, le soleil se couche vers 23 h00.  Il reste une lueur jusque vers 1h00 du matin, puis viennent 3 heures de nuit a peu pr&egrave;s noire, le cr&eacute;puscule est de retour vers 3 h30 et le lev&eacute; de soleil a 4h30. Cela fait de belles journ&eacute;es. <br /><br />Hier soir, nous avons vu nos premi&egrave;res plateformes p&eacute;troli&egrave;res. Des citadelles de m&eacute;tal illumin&eacute;es comme en plein jour.  J&rsquo;imaginais le personnel en repos nous observant passer au loin. Que pouvaient  il s&rsquo;imaginer. Quels r&ecirc;ves pouvaient ils faire&nbsp;? Que pouvons nous leur inspirer&nbsp;? D&rsquo;autant qu&rsquo;a ce moment la, nous  naviguions grand largue, avec 18 n&oelig;uds de vent et ZERO filait gaillardement ses 10 n&oelig;uds  a plat.<br /><br />Au d&eacute;tour d&rsquo;un cap, nous avons  mouill&eacute; en pleine nuit dans une baie au nord est  de l&rsquo;&eacute;cosse. Au petit matin, quel sera le paysage&nbsp;?  A la lumi&egrave;re du jour, s&rsquo;&eacute;tale autour de nous une campagne aust&egrave;re, une terre pel&eacute;e, quelques maisons grises, un &eacute;norme ch&acirc;teau lugubre. Et partout, des moutons.   A quelques m&egrave;tres de nous,  2 p&eacute;cheurs remontent leurs casiers. Je prend mon courage &agrave; 2 mains et engage une conversation difficile dans une langue  &eacute;trang&egrave;re pour moi. Ben oui, j&rsquo;y perds mon anglais peu habitu&eacute; a pratiquer la langue de shakespeare avec des cailloux dans la bouche  Avec l&rsquo;aide d&rsquo;Angelo, qui, italien, arrive a parler avec les mains, nous remontons a bord  5 crabes et 2 homards.&nbsp;: &lsquo;&rsquo; for free&rsquo;&rsquo; j&rsquo;avais compris.   Nous lui laissons tout de m&ecirc;me 10 livres. <br />Cela va compenser notre manque cruel de poisson p&eacute;ch&eacute;. <br />Dernier point,  ici l&rsquo;eau est a 12,8 &deg; C  brrrrrrrr<br /><br />Je reprends le fil de ce mail alors que nous venons d&rsquo;arriver aux Shetlands. Pour le moment, je ne peux pas vous en dire grand-chose. Je r&eacute;dige vite ce mail que je vais envoyer via une connexion wi fi pirat&eacute;e. Il n&rsquo;y a pas de petit profit pour les roms de la mer que nous sommes. <br />Apres l&rsquo;&eacute;cosse, nous avons fait une halte aux iles Orkley&nbsp;. Un archipel au nord de l&rsquo;&eacute;cosse. Comment vous les d&eacute;crire&nbsp;?  Les Orkley sont &agrave; l&rsquo;Angleterre ce que la Beauce est &agrave; la France. Un grenier. Les orkey forment un archipel d&rsquo;&icirc;les absolument pel&eacute;es. Pas un arbre, quelques collines. Mais des champs, des vaches, des moutons, quelques &eacute;normes fermes par ci par la. Un village d&eacute;sert.  A mon avis, les habitants de cette &icirc;le vont &agrave; la Grande Motte en vacances en &eacute;t&eacute;.  Pour y voir du monde et le soleil. J&rsquo;ai compris. <br /><br />Puis une escale magique a Fair Isles. Un peu plus au nord. 2 kms sur 3.  Un port ou entre a peine ZERO. Que dire, un port, un quai.  Une superbe balade. On y d&eacute;couvre une quantit&eacute; d&rsquo;oiseaux inconnus.  Je n&rsquo;ai reconnu que les macareux. Tout petits, entre la taille d&rsquo;un poussin et d&rsquo;une poule d&rsquo;eau. Adorable, avec leur becs oranges. Ces pauvres oiseaux font piti&eacute;. Un gros corps  au regard de leurs petites  ailes si bien que pour se maintenir en l&rsquo;air ils doivent mouliner comme des fous. Il y a aussi des injustices dans la nature. A cot&eacute; d&rsquo;eux les mouettes planent et jouent avec les courants d&rsquo;air&nbsp;, semblent s&rsquo;amuser , rasent les vagues, quand eux , s&rsquo;&eacute;puisent a se maintenir dans les airs.  Et je ne vous parle pas du d&eacute;collage &agrave; partir de l&rsquo;eau. Parfois ZERO traverse un rassemblement de ces gentils volatiles flottant au milieu des vagues. Et la, c&rsquo;est la panique totale. Ceux qui sont au vent se d&eacute;brouillent bien. Face au vent, ils d&eacute;collent.  Pour les autres, ceux sous le vent. C&rsquo;est une horreur. Vent arri&egrave;re, ils p&eacute;dalent comme des fous, battant des ailes &agrave; se les d&eacute;crocher. En vain, ils nagent, pardon, ils glissent sur l&rsquo;eau avant de s&rsquo;arr&ecirc;ter, &eacute;puis&eacute;s et inquiets.  Et alors ils plongent pour ne r&eacute;appara&icirc;tre que longtemps apr&egrave;s. <br /><br />Fair Isles. Une quinzaine de maison, distantes de 3 &agrave; 400 m&egrave;tres les unes des autres. Probablement 40 habitants. Pas un seul arbre, mais des milliers de lap&hellip;, autant de moutons et d&rsquo;oiseaux. <br /><br />Je suis parti avec mon arc et mes 5 fl&egrave;ches, me disant, je vais jouer les robinsons, ou satisfaire quelques instincts ancestraux  pour nourrir l&rsquo;&eacute;quipage  Mais, h&egrave;l&agrave;s &hellip;&hellip;    Autant que des poissons. Je vais devoir m&rsquo;entra&icirc;ner. Angelo et moi,  nous, sommes rabattu sur  des chapeaux chinois, et des ros&eacute;s des pr&egrave;s.  Bien plus facile &agrave; attraper ces prot&eacute;ines&nbsp;la !!!. <br /><br />Nous sommes donc reparti de cette superbe &icirc;le, avec des r&ecirc;ves de gigot d&rsquo;agneau et de terrine de lap&hellip;&hellip; Nous essaierons de les satisfaire aux shetlands. <br /><br />Sinon, cot&eacute; navigation, c&rsquo;est parfait. Du vent, pas mal. Et bien orient&eacute;. Eole semble de bonne humeur en ce moment.  ZERO file ais&eacute;ment et all&eacute;grement ses 9 n&oelig;uds. Cela nous permet de profiter des escales. <br /><br />ET cot&eacute; m&eacute;t&eacute;o, du bon, c'est-&agrave;-dire soleil, et du moins bon, c'est-&agrave;-dire pluie.  Mais globalement, maintenant, et probablement depuis que nous avons pass&eacute; le 60 eme nord, il ne fait plus frais. Il fait FROID&nbsp;!!!!! Nous attendons le thermom&egrave;tre que Marie nous a promis, mais on estime la temp&eacute;rature a 13- 14 &deg; environ. <br /><br />Aux shetland, changement d&rsquo;&eacute;quipage. Angelo, Pierre et Brigitte nous quittent, et nous r&eacute;cup&eacute;rerons Johanne et Lionel. Je vais essayer de vous envoyer d&rsquo;autres photos d&rsquo;ici notre d&eacute;part pour la Norv&egrave;ge. <br /><br /><br /></span></p>]]></content:encoded></item><item><title>Mer d&#x27;Irlande</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-08-02T21:37:11+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-3</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/aug-2009#unique-entry-id-3</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Depuis quelques jours, nous naviguons de mouillage en mouillage, au nord ouest de l&rsquo;&eacute;cosse. La navigation est agr&eacute;able. A l&rsquo;abri des &icirc;les, la mer n&rsquo;est jamais mauvaise. Toujours plate m&ecirc;me. Le temps est en revanche capricieux. Des grains, du soleil, de la pluie souvent &hellip;  Nous ne quittons que rarement, les bottes et les polaires. L&rsquo;eau est &agrave; 13&deg;, l&rsquo;air probablement a peine plus chaud. De temps en temps, nous mettons un petit coup de  chauffage. Pour tout vous dire, et en r&eacute;sum&eacute;, nous avons compris ce que voulait dire l&rsquo;expression&nbsp;: douche &eacute;cossaise. Le test d&rsquo;&eacute;tanch&eacute;it&eacute; de ZERO est pass&eacute;&nbsp;!!!!<br /><br /></p><p style="text-align:left;">Nous naviguons d&rsquo;&icirc;le en &icirc;le, au gr&eacute; de nos envies. Pour le moment, le plus beau mouillage a &eacute;t&eacute; dans Tarbert Bay, sur l&rsquo;&icirc;le de Jura. Un immense loch qui se prolonge sur plus de 3 miles. Pour y acc&eacute;der, nous nous sommes faufil&eacute; au milieu des cailloux et des roches affleurantes et pour finir, un passage pas plus large de 20 m&egrave;tres, avec un courant tout de m&ecirc;me assez fort. C&rsquo;est dans ces moments la qu&rsquo;il faut appliquer le vieux dicton&nbsp;: &lsquo;&rsquo; quand les mouettes ont pieds, il est temps de virer&rsquo;&rsquo;. Une fois gliss&eacute; dans ce d&eacute;dale, nous nous sommes retrouv&eacute;, seul  sur un immense lac.  Autour de nous, des collines pel&eacute;es, pas d&rsquo;arbre, des chutes d&rsquo;eau, et toutes  les nuances de vert. Superbe. Pour vous faire une id&eacute;e, le paysage est celui que l&rsquo;on voit dans la guerre du feu. Les mammouths en moins.<br /><br />Nos jambes trop longtemps au repos demandaient a se d&eacute;gourdir. Nous avons ainsi entrepris une belle balade dans les collines. Tous &eacute;quip&eacute;s de basket au pire ou de chaussures de marche au mieux, nous avons regrett&eacute; de ne pas &ecirc;tre chauss&eacute; de bottes. Le sol est imbib&eacute;. Comme le disait pierre, je n&rsquo;ai jamais vu cela, m&ecirc;me sur les pentes, l&rsquo;eau reste accroch&eacute;e.  Nous avons vu dans cette baie, nos premiers phoques. Mais aussi des rennes, sans parles des li&egrave;vres et leurs cousins. La mar&eacute;e basse nous a offert une s&eacute;ance de cueillette sur la gr&egrave;ve. Et hop, 2 repas de moules, 1 plat de  spaghettis aux praires ( merci Angelo) et des bigorneaux pour 3 ou 4 ap&eacute;ros. <br /><br />Nous naviguons en ce moment vers Fort Williams qui sera notre entr&eacute;e dans le canal cal&eacute;donien. 3 jours de navigation en eau douce, une travers&eacute;e sur le loch ness, et nous nous retrouverons de l&rsquo;autre cot&eacute; de l&rsquo;&eacute;cosse. Puis cap sur les schetland. <br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>News des Bal&#xe9;ares</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-05-20T12:19:31+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2009#unique-entry-id-2</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/may-2009#unique-entry-id-2</guid><content:encoded><![CDATA[Parfois, pour ne pas dire souvent, lorsque, a terre, j&rsquo;&eacute;voquai mes r&ecirc;ves de voyages en bateau, je me suis entendu dire&nbsp;: et tu ne t&rsquo;emb&ecirc;tes pas sur un bateau a voile&nbsp;?  Que fais tu toute la journ&eacute;e &hellip;  Pour &ecirc;tre honn&ecirc;te, j&rsquo;avais du mal a r&eacute;pondre : que fait on toute la journ&eacute;e sur un bateau&nbsp;? <br />J&rsquo;ai pris le temps d&rsquo;analyser et de comprendre. <br />Comme principe de base, il y a  le fait que sur un bateau, nous ne poss&eacute;dons pas tout ce qui fait gagner du temps a terre&nbsp;: pas de lave vaisselle, pas de lave linge, pas d&rsquo;aspirateur, pas de cuisini&egrave;re high tech ni de micro onde. D&eacute;j&agrave;, ceci mis bout &agrave; bout, &ccedil;a rallonge le temps.  Puis, nous ne poss&eacute;dons pas de r&eacute;serve d&rsquo;eau douce en quantit&eacute; importante. On fait le maximum de chose &agrave; l&rsquo;eau de mer, puis on rince un minimum &agrave; l&rsquo;eau douce. Aussi, la toilette prend elle plus de temps. On &eacute;vite les douches (trop d&rsquo;eau), donc on se lave avec un gant a l&rsquo;eau de mer, puis on se rince avec qques cm3 d&rsquo;eau douce. <br />Bref, vous l&rsquo;avez compris, tout ce qui prend peu de temps a terre parce que nous avons tout ce qu&rsquo;il faut pour aller vite, prend beaucoup plus de temps en mer. Ajout&eacute; a cela, et il ne faut pas l&rsquo;oublier, un bateau, &ccedil;a bouge &hellip;.  Les gestes sont plus lents, on fait plus attention, on se tient, &hellip; &hellip;   <br />Aussi, j&rsquo;ai en souvenir,  Michel un ami avec qui j&rsquo;avais fait la travers&eacute;e de l&rsquo;atlantique il y a 5 ans. Il avait un rituel bien particulier&nbsp;: apr&egrave;s le r&eacute;veil, et dans le d&eacute;sordre&nbsp;: toilette, petit d&eacute;jeuner, mots crois&eacute;s, vaisselle&hellip;  Et bien, malgr&eacute; un r&eacute;veil bien  matinal, tout cela nous menait a peu pr&egrave;s &agrave; l&rsquo;heure du repas de midi &hellip;. <br /><br />Sinon, le reste du temps&nbsp;: on r&egrave;gle le bateau, on man&oelig;uvre ( tout de m&ecirc;me ), on lit, on p&ecirc;che, on analyse la m&eacute;t&eacute;o, on fait la navigation, on surveille les autres bateau, on pr&eacute;pare la prochaine escale, on surveille l&rsquo;&eacute;tat du bateau, on fait de la maintenance, on veille sur les consommations d&rsquo;eau, de fuel, d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, on remplit le tableau de bord, on pr&eacute;pare le mail pour les amis, on joue, on &eacute;coute de la musique, on fait la cuisine ( beaucoup) , on g&egrave;re les stocks de nourriture, et parfois, on ne fait RIEN.  	<br />Et &ccedil;a, c&rsquo;est bon.<br /><br />Notre 1ere escale a Gibraltar a tourn&eacute; court. Un bref stop pour s&rsquo;apercevoir&nbsp;:<br />1 - qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de revendeur nani a Gibraltar ( moteur et &eacute;lectricit&eacute;)<br />2 &ndash; que la ville est un enfer, un immense chantier. Je ne reconnais plus la ville que j&rsquo;avais connue il y a 4 ans. Des buildings en construction partout, 2 &eacute;normes marina en construction, des centres commerciaux &hellip;..  un monde, des voitures, des embouteillages&hellip; Nous sommes all&eacute; a terre Jerry et moi, affol&eacute; par ce bruit et cette agitation, nous avons juste refait le plein de vivre fra&icirc;ches et de bi&egrave;res &hellip;<br />Nous avons donc pass&eacute; 2 jours au Maroc a Smir pour y effectuer les papiers n&eacute;cessaires et proc&eacute;d&eacute; aux quelques r&eacute;parations ( safrans ab&icirc;m&eacute;s).<br /><br />Nous voici donc de retour a Gibraltar en attendant un cr&eacute;neau m&eacute;t&eacute;o pour passer le detroit. Hier entre le Maroc et Gib, sur la route du retour, nous avons essuy&eacute; qques 35 n&oelig;uds de vent . Sous 2 ris et trinquette, ZERO s&rsquo;est remarquablement comport&eacute;. Nouvelle exp&eacute;rience positive. <br /><br />L&rsquo;aller a &eacute;t&eacute; un bonheur, ( voire le petit film joint ) &hellip;..<br />]]></content:encoded></item><item><title>News de peniche</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-06-15T12:18:27+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2009#unique-entry-id-1</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2009#unique-entry-id-1</guid><content:encoded><![CDATA[A mon avis, et sans avoir d&rsquo;informations plus pr&eacute;cises, il doit faire beau en ce moment en France. Je dis cela car, &agrave; l&rsquo;heure ou j&rsquo;&eacute;cris ces mots, &agrave; P&eacute;niche, soit &agrave;  peu pr&egrave;s a mi hauteur du Portugal, souffle assez fort, ce qu&rsquo;on appelle les aliz&eacute;s portugais. Un vent du nord qui se cr&eacute;er lorsque l&rsquo;anticyclone des acores remonte vers le nord et donne du beau temps en Europe de l&rsquo;ouest.&nbsp;Bref, vous l&rsquo;avez compris, on en bave un peu pour remonter cette pas tr&egrave;s belle cote portugaise avec du vent assez soutenu dans le nez. Et le vent dans le nez, comme le dise les marins, c&rsquo;est 2 fois la distance, 3 fois le temps et 4 fois la rogne. <br /><br />Alors on proc&egrave;de par petites &eacute;tapes de 20 a 40 milles par jour. Comme &ccedil;a, on va conna&icirc;tre tous les ports de la cote ouest du Portugal. On en profite &agrave; chaque fois pour se r&eacute;galer d&rsquo;&eacute;normes sardines grill&eacute;es que les portugais savent si bien pr&eacute;parer. Un r&eacute;gal et pour un prix modique. <br /><br />Si vous avez re&ccedil;u les photos pr&eacute;c&eacute;demment envoy&eacute;es, vous avez du &ecirc;tre &eacute;tonn&eacute;s par l&rsquo;une d&rsquo;entre elles. Flou, une tache rouge orange au milieu. C&rsquo;est vrai&nbsp;; elle est rat&eacute;e. Mais je tenais &agrave;  l&rsquo;envoyer. C&rsquo;est une premi&egrave;re pour moi. Pour la premi&egrave;re fois de ma vie, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; et d&eacute;gust&eacute; un vrai barbecue sur mon bateau. Nous avons achet&eacute; &agrave; Tanger un BBQ en ferraille, pas tr&egrave;s grand, mais bien pratique et tirant du feu de dieu. Il a trouv&eacute; sa place dans la jupe arri&egrave;re de ZERO. Et au mouillage, &agrave; l&rsquo;abri du vent, c&rsquo;est l&rsquo;endroit parfait. Il est &eacute;vident que je n&rsquo;aurais pas fait cela sur une jupe en plastique ou en bois. <br /><br />2 eme grande premi&egrave;re pour moi. Mais cette fois ci pas de photo et vous comprendrez ais&eacute;ment pourquoi &hellip;.  Pour la premi&egrave;re fois de ma vie de marin, j&rsquo;ai pris une douche chaude sur mon bateau. Une douche, j&rsquo;en avais bien une sur Pontos, mais froide. Sur ZERO, une vraie douche comme &agrave; la maison et chaude en plus.  La preuve, le bac vient de chez Castorama. <br /><br />Parmi les grandes d&eacute;ceptions de ce d&eacute;but de voyage, il en est une qui me contrarie quand m&ecirc;me un peu. Depuis notre d&eacute;part &agrave; Hy&egrave;res, nous avons toujours une ligne de p&ecirc;che en tra&icirc;ne. H&eacute;las, rien. Que ce passe t il&nbsp;? Un seul petit maquereau &agrave; se mettre sous la dent. Pas une bonite, pas un thon, pas une dorade coriphene. Un d&eacute;sespoir. On a pourtant tout essay&eacute;&nbsp;: chang&eacute; d&rsquo;app&acirc;t, de longueur, de profondeur, de vitesse &hellip;.  Rien. La mer serait elle vide&nbsp;? Morte&nbsp;? ZERO serait il r&eacute;pulsif&nbsp;? Sommes nous mauvais&nbsp;?  <br /><br />Nous attendons les pro pour lever nos doutes. <br />]]></content:encoded></item><item><title>News de la Rochelle</title><dc:creator>chricharp@gmail.com</dc:creator><category>Voyage de Zero - 2009</category><dc:date>2009-06-30T12:17:49+01:00</dc:date><link>http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2009#unique-entry-id-0</link><guid isPermaLink="true">http://www.zeroalinfini.com/ZERO/JournalPhil_files/jun-2009#unique-entry-id-0</guid><content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Cette fois ci, et ce n&rsquo;est pas coutume, c&rsquo;est moi, Philippe qui vais prendre la plume, ou plut&ocirc;t le clavier pour r&eacute;diger ce billet.<br />Alors que s&rsquo;est il pass&eacute; depuis la derni&egrave;re mise a jour a Lisbonne. Laissez moi vous degoiser tout cela.<br /></p><p style="text-align:left;"><br />Tout d&rsquo;abord, nous avons perdu notre dernier &eacute;quipier. Jerry, en effet est retourn&eacute; dans son pays, de l&rsquo;autre cot&eacute; du chanel. Son meilleur ami ayant  appris la d&eacute;claration soudaine d&rsquo;une grave maladie, Jerry a souhait&eacute; &ecirc;tre &agrave; ses cot&eacute;s. Il nous rejoindra peut &ecirc;tre plus tard. <br />Nous ne sommes donc que Christophe et moi a bord. Autant vous dire qu&rsquo;on ne se bouscule pas. Et hormis les man&oelig;uvres de port, parfois un peu scabreuses, et on doit y r&eacute;fl&eacute;chir, ZERO se manie bien en &eacute;quipage r&eacute;duit.<br />Sinon, avec le d&eacute;part de Jerry, il n&rsquo;y a plus personne pour g&eacute;rer le frigo et son stock de bi&egrave;re. A contrario, nous avons d&eacute;couvert dans les soutes un  stock de porridge tel qu&rsquo;il y en aura jusqu&rsquo;au d&eacute;mant&egrave;lement de ZERO .  Si, en cas de p&eacute;pin, nous manquons de r&eacute;sine &eacute;poxy, il fera l&rsquo;affaire. Apres les p&acirc;tes d&rsquo;Angelo, le porridge de Jerry &hellip;.. Vive l&rsquo;europe<br /><br />Je vous &eacute;cris de la Galice. Mais lorsque vous lirez, nous serons probablement en France. Ce qui veut dire que nous en avons fini avec la remont&eacute;e du Portugal. Longue et p&eacute;nible a la fois. Les conditions m&eacute;t&eacute;o, et on s&rsquo;y attendait, ne nous ont pas favoris&eacute;es. Du vent dans le nez tout le temps. Les aliz&eacute;s portugais &eacute;taient bien la. Aussi, avons-nous proc&eacute;d&eacute; par petites &eacute;tapes journali&egrave;res pour progresser contre le vent, le courant et la mer. P&eacute;nible, je vous le dis. Lisbonne, Cascais, Peniche, Figuera da Foz, Porto, et enfin Bayona .D&eacute;part a l&rsquo;aube et navigation jusqu&rsquo;au soir. Quelques moments agr&eacute;ables tout de m&ecirc;me. P&eacute;niche, ville pas tr&egrave;s jolie mais au charme ind&eacute;niable. Les sardines grill&eacute;es dont nous nous sommes r&eacute;gal&eacute;s autant que possible. Et enfin Lisbonne que nous avons visit&eacute; a v&eacute;lo. Je devrais dire, partiellement visit&eacute;, car Lisbonne, ce n&rsquo;est pas la Belgique. Des collines (7 en tout), et bien raides. Mon coeur a failli l&acirc;cher plus d&rsquo;une fois &hellip;.  Bizarrement, on a beaucoup long&eacute; la mer. <br /><br />Un moment fort&nbsp;: au mouillage dans le port de Porto, 7 heure du matin approximativement, un &eacute;norme ferry entre dans le port. Il man&oelig;uvre &agrave; quelques 400 m&egrave;tres au vent de ZERO afin de proc&eacute;der a son accostage. J&rsquo;admire. Et alors, je ne sais pas ce qu&rsquo;il s&rsquo;est pass&eacute;, je l&rsquo;ai soudainement vu s&rsquo;arr&ecirc;ter travers au vent (fort a ce moment la) et d&eacute;river lentement vers nous. Pris de panique, je m&rsquo;appr&ecirc;te a r&eacute;veiller Christophe pour une lever d&rsquo;ancre en catastrophe lorsque j&rsquo;ai vu arriver 2 remorqueurs, pleine balle,  qui l&rsquo;ont p&eacute;niblement d&eacute;hal&eacute; et pouss&eacute; jusqu&rsquo;au fond du port. Il n&rsquo;&eacute;tait plus qu&rsquo;a 100-200 m&egrave;tres de nous&nbsp;!!!  Une panne machine&nbsp;? <br /><br />Notre passage &agrave; P&eacute;niche est &eacute;galement &agrave; marquer d&rsquo;une pierre blanche. Il scelle la modification de notre programme pour les mois avenir. Nous devions initialement remonter en Norv&egrave;ge cet &eacute;t&eacute;, redescendre en automne pour l&rsquo;hiver au S&eacute;n&eacute;gal puis remonter au printemps 2010 pour passer l&rsquo;&eacute;t&eacute; au Spitsberg. Programme trop ambitieux, nous allons remonter tranquillement en Norv&egrave;ge, y s&eacute;journer jusqu'&agrave; la fin octobre. Trouver un lieu paisible pour ZERO que nous retrouverons en Mars&nbsp;: frais (probablement) et dispo pour le grand Nord. Quant a nous, Christophe retournera en Asie et moi en France. <br />D&eacute;sol&eacute; pour tout ceux qui r&ecirc;vaient de soleil et de mer chaude.  <br /><br />Enfin, Figuera da foz, avec un marinero qui , probablement all&eacute;ch&eacute; par les 44 euros de place de port, a absolument tenu a faire rentrer les 19 m&egrave;tres de ZERO entre 2 catways pr&eacute;vu pour un bateau de 10 m tout au plus.  Amarrage compliqu&eacute; et position ridicule de notre bateau . <br /><br />Voila, a l&rsquo;heure ou j&rsquo;ecris ces lignes, nous somme en stand by , dans l&rsquo;attente d&rsquo;une meteo favorable qui nous permettra de traverser le golfe de gascogne. Vous l&rsquo;avez compris, pas question de faire du pr&egrave;s. <br /></p>]]></content:encoded></item></channel>
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