mai 2009
De Hyères à Lisbonne
Le 13 Juin 2009 - Vers le Nord
Après un mois de silence radio, réveil prudent du Zero.
Nous taillons péniblement mais surement notre route vers le Nord depuis 4 jours et dégustons notre pain noir : la remontée des côtes du Portugal avec comme principal équipier Nanni (une espèce de gros turbo-diésel).
Le bateau va bien et s’avère très confortable et facile. Un peu gitar certes mais nous ne sommes pas en course, et nous réduisons assez vite. Le bateau ne perd pratiquement pas en performance et la manoeuvre est presque une formalité, toutes les bosses étant renvoyées au cockpit.
Il nous reste quelques problèmes électriques et la première révision du moteur à régler à Lisbonne. L’alternateur supplémentaire ne délivre que 27 volts au lieu des 28 escomptés. A suivre ...
Mais reprenons depuis le départ
Jeudi 14 - Départ de Hyères où nous abandonnons sans rancune ni regret: le climat anormalement clément du var, le charme vénéneux des serveuses du Boudha Sax, les vieilles belles (en général blondes) à caniche nain, la frime généralisée A l’inverse, nous garderons un bon souvenir de la « famille » Russo Voiles, (Philippe, Marie-hélène, Didier, Roger), de Hubert (Inox +) et des potes de ponton (Tanguy et Nico)
Premier contact avec Steph et ses acolytes dans la baie de Bandol où la cure de désintoxication éthylique commence très mollement.
Le lendemain, nous taillons fièrement notre route vers l’ouest pour une longue étape jusqu’à La Ciotat (10 Miles).
Puis première traversée digne de ce nom pour Minorque et atterrissage 2 jours plus tard, par hasard, à Fornell sur la côte nord. Vaste baie très profonde, aux eaux paisibles et aux rives sauvage, le mouillage presque parfait. De l’autre côté du chenal d’entrée, une colonie anglaise sort de sa torpeur hivernal et nous fournit quelques vivres frais.
Premier essai du kayak de mer (Bic Yakkair) concluant. C’est bien le scalpel qui permet un décryptage fin du littoral.
Suive quelques mouillages . Sur la côte Nord de Minorque : Isla Colon (protégé de tous les vents sauf du Nord, sauvage et inhabitée). Puis Port Mahon (la capitale), puis sur la côte sud Calla Coves : minuscule calanque où nous incrustons Zero après une manoeuvre délicate. Le concours de l’annexe s’avère indispensable
Calla Coves
Poliensa à Majorque: .réparation du frigo. Une des pièces maîtresses du bord car accueillant notre réserve de bière et de fromage
Isla Cabrera : Réserve naturelle. Normalement, il faut un permis. Nous n’en avons pas.
Formentera
Gibraltar d’une traite, 3 jours et demi de nav..
Rocher de Gibraltar
Arrivée de nuit dans le détroit carrément tonique. Nous doublons le rocher avec des rafales à 30 nds, bancs de brouillard, vraquiers, gaziers, cargos, tonnes en ferraille pratiquement invisibles éparpillés dans la baie où flambent quelques torchères, le tout rythmé par les meuglements sourds du phare. Ambiance. Nous jettons l’ancre devant La Linea, coté espagnol, pas fâché de couper enfin ce fichus moteur. La Méditerranée nous a réservée un final, à sa mesure. Vent dans la gueule quand il y en a.
Pendant quelques jours, nous yoyotons dans le détroit dans l’attente d’une renverse du vent qui s’obstine à souffler de l’ouest et plutôt fort. Du coup les traversées se font sur un bord à fond. Nous tutoyons pour la première fois les 11 Nds.
Philppe à l’instant fatidique (on devine Gibraltar dans le fond)
Premier passage coté Afrique à Marina Smir entre Ceuta et Tetouan. On se croirait à Hyères mais sans le charme vénéneux des serveuses du Boudha Sax. Et en plus, la place est hors de prix, et la bière rare ( bien que ...). Une petite réparation sur le safran, un bonne toilette générale et nous quittons cette enclave du grand capital en terre maure. De la région,montagneuse dans l’arrière pays, nous n’aurons vu que M’Dik, petite ville bourdonnante d’activités, abritant un petit port où s’amoncellent des centaines de barques. On nous avait parlé d’une éventuelle petite place dans ce port « si pittoresque ». Ce devait être une boutade !
Retour à Gibraltar. En fait, le cabotage espéré sut la côte nord du Maroc s’avère plus compliqué que prévu, rapport aux douaniers, policiers et fonctionnaires de tout poil. Et puis, il commence à faire un peu chaud.
Remy, un copain, doit nous rejoindre à Tanger le dimanche 7 juin. Nous arrivons le jour même dans ce port mythique où la seule place accessible est une mise à couple avec un chalutier, face à la Medina.
Tanger
Le visage tailladé d’éclats de soleil, l’oeil emmitouflé dans une gangue de plastique noir, les cheveux crépus et la barbe naissante, la route continue.
|
Extraction
Le 14 Mai 2009 - Jour J pour 0
Vent d’Est tournant ouest, la nuit prochaine. Avis de Grand Frais pour Samedi sur le golfe du Lion.
Cap à l’Ouest malgré tout. mais doucement car « Qui va loin ménage sa monture » et « Après la pluie, le beau temps »Très occupés ce dernier mois par des sorties en mer alternées avec « d’ultimes finitions », le site a pris un peu de retard.
Le plan de pont a subi quelques modif mineurs et s’avère maintenant vraiment opérationnel. Le système de prise de ris au cockpit fonctionne à merveille. Nous avons ajouté un palan pour plus de force avec les barbers.
Le son assure. Deux enceintes de 50 watts, ça envoie !
Moral au beau fixe et Premier équipage fin prêt. Jerry, Angélo, Béné nous acconpagne pour des durées variées. Jerry pour quelques mois, Angélo pour quelques semaines.
Désolé pour la brièveté de ces news faite dans la précipitation. Les prochaines seront plus étoffées notamment avec des photos. Le temps ne devrait plus manquer.
Quelques photos